Le protectorat de l’ombrelle, tome 5 : sans âge de Gail Carriger

Attention ! Spoiler nombreux !

Mon avis :

Lord Maccoon et lady Alexia ont la joie de vous annoncer la naissance de leur premier enfant. Tous sont d’accord sur le sujet : ce n’est pas une fille, c’est une abomination. Alexia ne proteste pas, non, elle a suffisamment de contrôle sur soi pour demander à son interlocuteur de reformuler sa phrase. « Son enfant », « sa fille », ou « Prudentia » conviennent mieux à la jeune maman.

IL faut un village pour élever un enfant, disait Hillary Clinton. Pour élever Prudentia Maccon Akeldama (du nom de son papa adoptif), il faut une meute de loups garous surentraînés, des drones, des amies de maman dévouées, et un papa adoptif vampire. Je vous rassure, elle n’est pas si terrible que cela, la petiote, sauf quand il s’agit de lui donner son bain. Là, personne ne répond plus de rien, mais meurt littéralement d’envie de poser des RTT.

Enfant différente ? Bien sûr ! La fille d’un loup-garou et une paranaturelle ne peut qu’être hors norme – et les voisins doivent s’habituer à voir parfois un louveteau courir en pleine rue – mais pas très longtemps, tous veillent. D’ailleurs, si elle est si indisciplinée, elle tient ce trait de caractère de sa maman, lord Macoon est formel, sa progéniture personnelle, enfin, s’il avait eu un enfant avec une autre femme, elle serait très sage !

Si jeune, Prudentia est déjà un objet de convoitise, et quand la Reine Vampire de la région d’Alexandrie veut la rencontrer, Alexia n’a d’autres choix que d’obtempérer. Hors de question de partir seule ou de ne pas assurer ses arrières – Alexia peut compter sur son amie Ivy, membre active du Protectorat de l’ombrelle, pour la seconder. N’allez pas croire cependant qu’Ivy n’ait pas elle aussi une vie personnelle : elle est mariée, elle est comédienne, elle a des jumeaux. Les deux amies ne se contentent pas de vivre des aventures invraisemblables, elles vivent aussi.

Dans le monde des romans fantasy/bit-lit dans lequel les héroïnes passent une dizaine de tomes à hésiter entre leurs prétendants, Alexia et son mari, Ivy, même lord Akeldama ou encore le professeur Lyall sont des modèles de stabilité, de volonté aussi de construire leur vie, en dépit des obstacles qu’ils traversent – et ils sont nombreux, variés, dérangeants. Si faire évoluer ses personnages tout en gardant ce ton unique, cette fantasie était un pari, je peux dire que Gail Carriger l’a amplement réussi à mes yeux.

Le protectorat de l’ombrelle est une série que je quitte à regret, tant elle est drôle et inventive. Mais qui sait ? Les enfants grandissent….

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7 réflexions sur “Le protectorat de l’ombrelle, tome 5 : sans âge de Gail Carriger

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