Archive | 15 octobre 2014

Journal d’un louveteau garou VIII

loup-garou-2283017b56_club-ado_frCher journal

si je pouvais trouver un moyen de renvoyer mon petit frère loin, très loin de ce pensionnat, je le ferai !

Nous sommes tellement différents que certains peinent à croire qu’il est mon frère. Je suis en effet raisonnablement beau, cultivé et très intelligent, lui pas vraiment. Je sais ce que tu diras, cher journal, la modestie ne m’étouffe pas. Certes, mais je suis d’accord avec cet auteur qui disait que la modestie était un moyen d’être complimenté deux fois au lieu d’une !

Certes, il ne cause plus aucun souci à madame Cobert ou à son mari, mais il a été surpris à plusieurs reprises en train de gambader dans des endroits où il n’aurait raisonnablement pas du se trouver. Il adore aussi lancer des projectiles sur ses camarades. Il ne faut pas alors s’étonner, après qu’il a traité l’un d’entre eux de « garou d’érable » qu’il soit entré en collision avec les griffes d’une louve (parce qu’en plus, il n’avait pas vu que c’était une fille !) puis avec le mur. Il n’est pas en forme, du coup, ce qui est fâcheux, nous n’avons pas de maçon sous la patte ! En effet, mon frère n’a eu que quelques froissures, mais le mur est à plat – enfin, par terre.

Du coup, à cause de ses errances, on lui a nommé une tutrice parmi les 3e. Il s’agit de Glenda Pattedefer. Si tu veux mon avis chez journal, mon petit frère est mal barré.

Je te laisse sur ses mots.

Anatole.

Edit de 19 h 13 : le réseau électrique est réparé, mais notre prof de musique est interdit de guitare pendant deux semaines. Pas grave : il jouera du piano.

Edit de 19 h 43 : finalement mon frère a traité Arzelle Mac Acahouette de « garou d’étable » et non d’érable, lui a-t-il précisé en lui présentant ses excuses. Malheureusement, il n’avait pas vu la soeur jumelle d’Arzelle, Glencora. Elle l’a expédiée sur le toit du pensionnat. L’équipe de secours est en train de tirer à la courte paille pour savoir qui ira le chercher sur le toit. Tant que ce n’est pas moi, et tant qu’il passe la nuit à se remettre dans l’infirmerie avec son doudou lapin rose, je ne me plains pas.

Belladone, tome 1 : nuit de sang de Michelle Rowen

1210-belladone1_orgédition Milady – 346 pages.

Présentation de l’éditeur :

Pour Jillian Conrad, l’expression « être au mauvais endroit au mauvais moment » prend tout son sens. En effet, kidnappée par un assassin, elle se retrouve au beau milieu d’une guerre sans merci, qui oppose les vampires à une organisation gouvernementale tentant de protéger l’humanité de ces monstres sanguinaires. Mais les apparences peuvent être trompeuses et son ravisseur, Declan, pourrait bien être son seul espoir.

Circonstances de lecture :

J’ai lu ce livre le 6 septembre – pour une fois que je suis en avance pour une session du challenge Un mot, des titres, cela se fête ! Puis, rien ne vaut un bon récit de vampires quand cela ne va pas.

Mon avis :

La littérature vampirique fleurit, et il n’est pas un seul vampire qui ressemble à un autre. Chaque auteur crée un univers particulier, mais toujours sanglant. Pardon, j’oublie toujours les gentils vampires végétariens et chastes de Twilight. Ici, les vampires sont capables de se reproduire, et pas seulement en mordant un humain et en le forçant à boire son sang. Les vampires peuvent avoir des enfants, et pas seulement s’ils viennent d’être fraîchement transformé (voir le cycle Chasseuse de la nuit de Jeaniene Frost à ce sujet). Pas les vampirettes, hélas, elles sont stériles. Et les humaines qui accouchent de bébés vampires, pardon, de bébés dhampires ne sont pas assurées de survivre. Où sont passées les féministes, je vous le demande ? A quand une révolte des vampirettes et des humaines sur le sort fatal que la bit-lit leur réserve ? Surtout, quelle auteur osera franchir ce pas ?

Et Jillian (Jill pour les amies) n’est pas franchement ravie de sa rencontre avec Declan, le dhampire. Certes, il lui a sauvé la vie – en tuant le scientifique qui l’avait prise en otage. Mais il aurait pu le tuer avant qu’il ne l’empoisonne avec la belladone ! Et pendant les cent premières pages, Jill, une simple employée de bureau partie chercher des cafés, passe beaucoup de temps à se plaindre, à essayer de s’échapper. Et les dangers qui l’entourent ne la font pas changer d’avis. Elle rappelle alors moultes héroïnes de romance, dont je peine à me souvenir le nom.

Mais tout change après le premier tiers du roman – heureusement. Jill découvre des choses qu’elle n’était pas sensée découvrir – c’est fou le nombre de programmes secrets du gouvernement que l’on trouve dans les romans. Elle se fait aussi un ami, très sympathique, pas très combattif non plus, au contraire de Jill, bien décidée à vivre, à survivre, pourrait-on dire. Elle a aussi du sens critique, la chère petite, et une colère farouchement chevillée au corps contre ceux qui l’ont entraînée dans ce complot. Tant mieux pour elle et pour les lecteurs, tant pis pour eux. Et si j’ajoute que le héros est l’heureux possesseur d’un félin borgne, maigre et rempli de puces, au caractère particulièrement pénible, vous comprendrez que j’ai aimé lire ce livre, en compagnie de ma chère Moïra.

Un-mot-des-titressession « sang ».