Archive | 11 octobre 2014

Journal d’un louveteau garou VII

Cher Journal adoré

Cela fait très longtemps que je ne t’ai pas écrit, parce que je suis débordé par les bétises de mon petit frère. Il n’en rate pas une ! Sauf ses évaluations, bien entendu. Je ne saurai tout citer. S’inscrire au club de canoé kayak était une bonne idée. Lester son kayak avec un parpaing, non. Pratiquer l’escalade, c’est merveilleux : un loup-garou doit savoir trouver refuge dans les hauteurs. Jouer à Tarzan avec les cordages de sécurité, c’était moyen – surtout qu’il n’a pas rencontré une seule Jane !

Sinon, comme une catastrophe n’arrive jamais seule, notre professeur vampire de musique est suspendu. Non, il n’a pas tenté l’escalade, juste d’épater ses dernières conquêtes en date. Il a donc organisé un concert dans la cave du pensionnat. Le problème n’est pas là, le problème est qu’il a détraqué tout le système électrique du collège avec ses chants incantatoires. Bilan : il est prié de réparer le système électrique lui-même, d’autant plus que les vampires ne peuvent pas s’électrocuter (toujours bon à savoir si j’en ai un à combattre).

Je te laisse, cher journal, je dois faire réviser toutes les matières possibles et imaginables à Valère – quelle galère ce petit frère.

Anatole, 4e Bleu.

loup-garou-2283017b56_club-ado_fr

L’île du serment de Peter May

tous les livres sur Babelio.com

Présentation de l’éditeur :

Kirsty Cowell a-t-elle poignardé son mari à mort, cette nuit tourmentée sur Entry Island, à l’extrême-ouest du Canada ? Tous le croient, tout l’accable et pourtant Sime Mackenzie, l’enquêteur chargé de l’interroger, ne peut se résoudre à l’accuser. Mais cet étrange sentiment de familiarité qu’il éprouve à son égard n’est-il pas une arme dangereuse offerte à une femme manipulatrice ? À moins que les rêves étranges qui le ramènent à la vie de son aïeul, émigré des Hébrides en terre de Québec au dix-neuvième siècle, ne recèlent une part du mystère ?

Livre lu dans le cadre des pré-sélections du prix Fnac.

Mon avis :

Cette première rencontre avec l’oeuvre de Peter May ne fut pas une réussite…

Si j’ai aimé l’originalité du sujet, qui mêle intrigue contemporaine et histoire de l’immigration écossaise au Canada au XIXe siècle, je n’ai pas aimé la façon dont le sujet a été traité. L’intrigue policière ? Les enquêteurs n’ont qu’une seule piste, ne se donnent pas vraiment la peine d’en explorer une autre. Quant aux enquêteurs, ils sont enlisés dans des problèmes personnels, avec des « rebondissements » qui n’ont aucune raison d’être dans un roman publié en 2014. Il en est quasiment de même pour l’intrigue historique, sur le thème des amours impossibles, qui ne trouveront leur aboutissement que bien plus tard.

Si vous aimez les mélodrames, tant mieux, sinon, passez votre chemin.