Archive | 19 août 2014

Exit music d’Ian Rankin

Présentation de l’éditeur :

À une semaine de son départ à la retraite, John Rebus enquête sur le meurtre d’un poète russe dissident. Il met au jour les liens qui unissent Cafferty, l’intouchable caïd d’Édimbourg, des oligarques moscovites qui se pavanent en ville, une députée nationaliste du Parlement écossais et une banque d’affaires. Contre l’avis de sa hiérarchie, l’irréductible inspecteur s’obstine … Va-t-il enfin l’emporter contre le monde des nantis et des corrompus et régler ses comptes avant de partir ?

Mon avis :

Mettez le champagne au frais : John Rébus prend sa retraite dans dix jours ! Nombre sont ceux qui se réjouissent, et pas toujours en silence ! Nombre sont ceux qui se réjouissent, et pas toujours en silence ! Certains en dansent presque de joie dans la rue mais chut !Et pendant ces dix jours, que va faire Rébus ? Rester bien tranquillement dans son bureau, à songer à ses futurs loisirs ? Non : il enquête, sur un meurtre aux multiples ramifications.

La victime ? Un poète russe, un dissident, comme on dit, en lice pour le prix Nobel. Manque de chance, coïncidence : des industriels russes se pressent à Edimbourgh, pour investir en Ecosse, tisser des liens, à l’heure où l’Ecosse souhaite son indépendance et où certains politiciens interviennent avec beaucoup de prévenance dans l’enquête. Ben voyons !

Prendre des gants avec ces messieurs de la haute, ceux qu’il ne faut surtout pas déranger ne fait pas partie des habitudes de Rébus, et ce n’est pas à quelques jours de la retraite qu’il les modifiera ! Il y laissera même quelques plumes. Surtout quand il découvre des liens avec le caïd Cafferty, son ennemi de toujours, qu’il essaie de faire tomber depuis son arrivée à Edimbourg, puis avec les descendants d’un trafiquant que son témoignage a conduit en prison des années plus tôt.  Le passé est toujours bien présent. Et les enquêtes sont parfois bien plus simples qu’il n’y paraît.

 

Que dire de plus ? Si ce n’est que ce polar est excellent et qu’il montre les liens tissés entre les deux ennemis de toujours. Quand Rebus est entré dans la police, on lui a dit qu' » iln’y a que deux équipes… nous et eux.  » Ce n’est pas aussi simple, ni 2006, ni l’année où il a commencé.

Un excellent roman policier écossais. A bientôt John Rebus !

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