Archive | 15 août 2014

Transformers 4

Avant, je tenais des chroniques cinéma, et de temps en temps, j’aime me prouver que je suis encore capable d’en écrire. Aussi, je me propose aujourd’hui d’écrire mon avis sur ce film estival qu’est Transformers 4. Certes, j’aurai pu chroniquer Lucy de Luc Besson (si, si, je l’ai vu) mais je ne voulais pas nuire à la production cinématographique française.

Parlons d’abord du scénario et du héros, Cade Yeager (et sans arrêt, j’ai pensé à Pacific Rim à cause de son nom). Il est veuf, il vit dans sa ferme au Texas qui menace d’être saisi. Il faut dire que son travail (inventeur et réparateur) ne paie pas vraiment. D’ailleurs, il ne paie pas non plus son associé-employé – peut-être aussi parce qu’il le paie selon le travail effectué et c’est vrai qu’il mérite à peine une poignet de corn flakes.

Il est aussi le père surprotecteur d’une fille unique, à qui il recommande de ne pas faire de bétises avant d’avoir fini ses études. En effet, elle-même est née alors que ses parents étaient étudiants, et comme souvent dans les films américains, ils n’ont pas eu de second enfant. Dame ! Après sa naissance, ils ont compris comment utiliser des moyens de contraception ! Pas de chance, celle-ci a une relation, que papa découvre au cours du film (comme quoi, pour empêcher sa fille d’avoir un petit ami, il aurait dû l’envoyer dans un couvent), avec un coureur. Automobile. Irlandais !!!! En toute logique, il aurait dû prendre le temps de faire une dépression nerveuse, et laisser les robots à leurs affaires. Las, pas le temps, la prochaine explosion arrive !

Puis, il est là pour protéger sa famille, c’est le leitmotiv du film – le scénariste a réussi à écrire une phrase, il la place le plus souvent possible. Protéger sa famille, véritable crédo de l’Amérique. Y compris si sa famille (n’est-ce pas Optimus Prime ?) est composée de robots.

Non, parce que ce n’est pas tout ça, mais fifille passe son temps à avoir des ennuis, être menacée de mort, j’en passe et des pires. Pourtant, son maquillage restera toujours parfait, pas une écaille sur son vernis à ongles. Il faut absolument qu’elle nous donne la marque. En effet, Transformers 4 est le roi du placement de produits. Même pas besoin de les chercher, ils sautent aux yeux. Merci les sponsors, sans vous, que ferions-nous ? Il y aurait certainement eu moins d’effets spéciaux, moins d’explosion, et le film aurait duré moins longtemps.

J’accorde une mention spéciale à trois acteurs que j’aime beaucoup et qui jouent les « méchants » dans ce film : Kelsey Grammer, Stanley Tucci et Sophia Myles, ancienne héroïne de la série Moonlight, une référence pour moi en matière d’humour vampirique !

Maisie Hitchins, tome 1 : l’affaire des pièces volées d’Holly Webb

Présentation de l’éditeur :

Maisie Hitchins serait sûrement une grande détective si elle ne devait pas aider sa grand-mère à tenir sa pension. En quête d’une énigme dans les rues de Londres, elle sauve un petit chien qui devient son fidèle assistant. Avec lui, Maisie tente de venir en aide au livreur de la boucherie accusé de vol. Certaine que George est innocent, elle va tout faire pour découvrir le vrai coupable.

Mon avis :

J’ai pensé irrésistiblement à Wilma Tenderfoot en lisant ce roman. Comme Wilma, Maisie a un rêve : devenir détective privée et rencontrer son idole, Gilbert Carrington. Comme Wilma, Maisie est accompagné par un petit chien, dont elle a sauvé la vie et mène de discrètes enquêtes. Elle excelle assez vite dans l’art du déguisement !

Les aventures de Maisie Hitchins me semblent plus accessibles que celles de Wilma parce que sa situation est moins dramatique. Elle vit chez sa grand-mère, stricte, mais aimante. Maisie a dû quitter l’école parce que la santé de sa grand-mère n’est plus ce qu’elle était, mais elle ne manque de rien, elle a sa propre chambre dans le vaste immeuble dont sa grand-mère loue la plus grande partie – quand les affaires marchent. Surtout, elle n’a pas besoin de louer ses services à d’autres commerçants, d’arpenter les rues de Londres. De ce point de vue, sa grand-mère couve presque Maisie, celle-ci ne va que très rarement faire les courses, ne s’aventure pas très loin. Elle est bien moins à plaindre que des gamins de son âge, susceptibles d’être renvoyés pour un oui, pour un non, alors que leurs salaires aident leurs familles. A méditer et à faire méditer de nos jours, alors que le travail des enfants existent toujours, mais pas sous nos latitudes.

Maisie enquête, avec patience et s’exposer inutilement. Elle a une meilleure connaissance de la vie que son amie Alice, surprotégée par sa gouvernante. Elle rencontre d’autres personnes sur lesquelles elle pourra compter, j’en suis sûre, au cours de ses futures enquêtes.

Maisie Hitchins est un roman hautement recommandable pour les jeunes lecteurs.

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