Fintan Fedora, le pire explorateur du monde, à la poursuite du chocoprune

9782226255242g

Présentation de l’éditeur :

Issu d’une famille qui a fait fortune dans les biscuits fins, le jeune Fintan Fedora ne souffre que d’une chose : son incommensurable maladresse. Jugé incapable d’entreprendre quoi que ce soit par ses proches, Fintan décide de leur prouver le contraire et part avec son majordome, le flegmatique Gribbley, sur la piste du Chocoprune, le meilleur fruit au monde, qui se trouverait en Amazonie.

Mon avis :

J’ai lu ce roman hier d’une traite, dans le train qui me ramenait vers la Normandie et je crains d’adopter un ton un peu docte en rédigeant cette chronique.

En effet, j’ai vraiment eu là, entre les mains, un roman de littérature jeunesse, pour les jeunes lectures à partir de neuf ans. Le livre a beau mesuré 338 pages, il est vraiment écrit gros et comporte de nombreuses illustrations, ce qui ne devrait donc pas faire reculer le public auquel il est destiné. Surtout, l’intrigue est conçu pour lui plaire. Elle est simple et répétitive. Fintan, accompagné de son fidèle majordome Grobbley (docteur ès réparation en catastrophe en tout genre) partent en Amazonie trouver un fruit extrêmement rare, le chocoprune, et subissent de très nombreux péripéties, causées par les maladresses de Fintan et par les « méchants » qui les poursuivent.

Les maladresses de Fintan pourraient être totalement réjouissantes, un peu comme celle de Miss Seeton ou du grand Blond avec une chaussure noire. La différence est que si l’on se réjouissait des catastrophes provoquées par François Perrin, c’est parce qu’il déjouait les pièges que les authentiques méchants lui tendaient. Dans ce livre, Fintan provoque des dégâts parfois considérables sans se soucier de ceux qui l’entourent. Il ne pense qu’à lui, uniquement à lui, et tant pis si Gribbley est malade pendant plusieurs jours puisque lui va très bien (et ne se soucie pas que son majordome et compagnon d’infortune soit malade), tant pis s’il « emprunte » des objets qui ne lui appartiennent pas et se moquent de ce que disent leurs propriétaires. Je vous en passe et des bien pires. Bien sûr, cela pourrait être l’occasion d’une discussion entre parents et enfants après lecture de ce livre. Encore faut-il que les lectures soient accompagnées, ce qui n’est pas toujours le cas (dit la personne qui a rencontré des professeurs qui ne lisent pas les livres qu’ils proposent à leurs élèves).

Toutes ses aventures feront-elles évoluer le jeune Fintan ? Pas vraiment, et le narrateur ne nous le cache pas. Fintan a juste vieilli de trois semaines, il s’est (un peu) préoccupé de réparer les dégâts qu’il a causés, et est ravi de voir que le regard que son père posait sur lui a changé. De quoi repartir très vite pour de nouvelles aventures.

Challenge-A-table-miss-bunny-1challenge-anglaischall32

4 réflexions sur “Fintan Fedora, le pire explorateur du monde, à la poursuite du chocoprune

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.