Archive | 8 août 2014

Etranges rivages d’Arnaldur Indridason

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Présentation de l’éditeur :

Erlendur est de retour ! Parti en vacances sur les terres de son enfance dans les régions sauvages des fjords de l’est, le commissaire est hanté par le passé. Le sien et celui des affaires restées sans réponse. Dans cette région, bien des années auparavant, se sont déroulés des événements sinistres. Un groupe de soldats anglais s’est perdu dans ces montagnes pendant une tempête. Certains ont réussi à regagner la ville, d’autres pas. Cette même nuit, au même endroit, une jeune femme a disparu et n’a jamais été retrouvée. Cette histoire excite la curiosité d’Erlendur, qui va fouiller le passé pour trouver coûte que coûte ce qui est arrivé …
C’est un commissiare au mieux de sa forme que nous retrouvons ici !

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Mon avis :

Si vous aimez Arnaldur Indridason et son enquêteur Erlendur, vous aimerez ce roman à coup sûr. Après deux romans consacrés aux adjoints du commissaire, nous découvrons les vacances d’Erlendur, qui n’ont rien d’une sinécure.

Rien n’est pire qu’une disparition. Rien n’est pire que de ne pas savoir, de ne rien savoir. Inlassablement, Erlendur revient sur les lieux de son enfance, là où son frère Bergur a disparu lors d’une tempête de neige. Si nous avions découvert des bribes de souvenir au cours des opus précédents, nous revivons ici cette tragédie qui a fait d’Erlendur l’homme qu’il est devenu.

Et à l’enquêteur. Erlendur est persuadé que certaines disparitions – elles sont si nombreuses en Islande – cachent en fait des meurtres. Presque à la demande de la famille, il enquête sur ce que l’on désigne comme un cold case – à l’époque, la sœur de Mathildur, la disparue, aurait aimé qu’une enquête approfondie soit ouverte. Mais qu’y faire ?

Pas de scènes de crime, pas de corps, pas ou peu d’indices : la tâche d’Erlendur est aussi rude que le climat qu’il affronte. Il va, il vient, il persévère, il écoute, il lit, il s’acharne. Il ne s’agit pas de satisfaire sa curiosité, ni de rendre justice, mais d’apporter enfin la paix aux survivants. Tâche ardu, livre aride, et je peux comprendre que cette lecture puisse rebuter. La violence est sourde, intime, étouffée, insoutenable parfois. Les tragédies qui se déroulent derrière les portes closes des chaumières n’ont rien à envier à celles qui se passent dans les grandes villes.

Etranges rivages, ou un étrange voyage sur les rives du souvenir.

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