Archive | 29 juillet 2014

Un jour dans la forêt de Marie Sizun

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Présentation de l’éditeur (extrait) :

Qu’est-ce qui pousse Sabine, petite élève de 5e, solitaire et rêveuse, à ne pas se rendre en classe, ce matin de printemps ?
Pourquoi décide-t-elle ce jour-là de faire l’école buissonnière, et d’aller à la découverte d’un Paris qu’elle ne connaît pas très bien et qui l’a toujours fascinée ?

Mon avis :

Je suis en vacances (fait établi), j’ai beaucoup de mal à décrocher (pensée pour l’année scolaire passée, pensées pour l’année scolaire à venir) et je lis un livre qui se passe dans un contexte… scolaire. Et je ne peux m’empêcher de le regarder avec mes yeux d’enseignante.

Autant vous le dire tout de suite : Edith Lemagre m’a semblé insupportable, et vraiment (plus ?) faite pour être professeur. Qu’il existe des professeurs comme elle, je ne le mets pas en doute, j’en ai croisée quand j’étais élève (et je ne suis pas la seule). Là où j’enseigne, il serait impensable d’agir ainsi. Une élève de 6e se perd le premier jour ? Les nôtres se perdent … je n’ose vous dire jusqu’à quelle date. Les élèves n’ont pas de culture, manquent de culture, etc, etc. Ne serait-ce pas notre métier de leur en apporter, de la culture, sous toutes ses formes – sachant qu’il existe aussi différentes formes de culture, et que ceux qui pensent ne pas en avoir du tout, en possèdent tout de même, bien qu’elle ne soit pas classique. Et son cours sur Demain, dès l’aube ! J’espère que le mien n’était pas aussi pénible, aussi « formel » aux dépens du sens du texte. Je me suis aussi demandée en quelle année situer ce roman. La « réorientation » en fin de 5e, le latin débuté en 4e ne sont plus possibles de nos jours – et pourtant les élèves ont des ordinateurs, tout en lisant Le grand Meaulnes.

Si vous avez tenu jusque là de la lecture de mon billet, bravo !

Sabine s’est perdue dans ce lycée (collège ?) parisien, élitiste, dans lequel les professeurs ne prennent même pas la peine de consulter le dossier de leurs élèves, et ne pensent qu’à leur carrière. Sabine a décroché, et le soutien scolaire s’est envolé [il paraît qu’on aide trop les élèves en difficulté, si, si.]. Sabine vit mal, entre un père violent, puis absent, qui a recommencé sa vie sans se soucier de sa fille, et sa mère, qui ne ressemble pas du tout aux mères de ses camarades. Sa mère tranche, sa mère est différente, sa mère ne correspond pas aux attentes des professeurs. Pourtant – et heureusement – mère et fille s’aiment, Sabine pense à sa mère, et sa mère s’inquiète pour elle.

Et Sabine a fait le collège buissonnier, s’est promenée dans Paris, a fait des rencontres, jamais de mauvaises, non, au contraire les personnes qu’elle a rencontrées l’ont amené à se poser des questions, à exprimer ce qu’elle ressent, à reprendre confiance en elle. La fin est presque trop rose, trop belle – même si je souhaiterai que toutes les Edith Lemagre du monde se remettent en cause, et que toutes les Sabine trouvent quelqu’un qui leur tendent la main.

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Alpha et Oméga, tome 1 : le cri du loup de Patricia Briggs

couv25170144Présentation de l’éditeur :

Anna est un loup-garou.
Elle découvre un nouveau sens à son existence quand le fils du roi des loups-garous débarque en ville pour réprimer les troubles au sein de la meute de Chicago… et qu’il insuffle à Anna un pouvoir qu’elle n’avait jamais ressenti.

Mon avis :

Bienvenue dans le Montana ! (Oui, je sais, j’aime beaucoup commencer mes billets par « bienvenue »). Comme le Maine, cette région est calme, très calme. La preuve : Anna vient d’intégrer la meute des loups-garous, bien plus sympathiques que celle qu’elle vient de quitter – ou plutôt celle dont on vient de la sauver. Dans cette vaste région, les loups-garous vivent (presque) en bonne entente avec les habitants. Il y a bien des « ratés » quelquefois, mais la condition de loups-garous n’est pas facile tous les jours, ou toutes les nuits.

Surtout quand des ennemis très puissants se pointent dans le coin, alors que franchement, la meute ne demandait rien à personne, surtout maintenant qu’Anna, une Omega, les a rejoints, et qu’ils pourront la chouchouter. Enfin, surtout Charles, fils du chef de la meute, et son assassin personnel. Attention ! Etre l’assassin de la meute ne signifie en aucun cas prendre plaisir à ce travail, ou se muer en tueur sanguinaire. C’est un sale boulot, il faut bien que quelqu’un le fasse, et autant que ce soit quelqu’un de doué. Lui et Anna forment un couple charmant, Charles ayant pour but d’apaiser Anna, de lui montrer que toutes les meutes, tous les loups, ne sont pas des monstres comme ceux de Chicago.

Alors oui, Anna n’est pas plongée tout de suite dans l’action – mais vu ce qu’elle a vécu précédemment, elle a bien droit à un peu de quiétude. A cause d’un ennemi machiavélique (il est rarement des ennemis sympathiques), elle se retrouve plongée au cœur des étendues sauvages du Montana, découvre un climat surprenant pour la citadine qu’elle était. Les monstres ne sont pas toujours ceux que l’on croit, elle le savait déjà. Pas besoin d’être un loup-garou pour apprivoiser la bête qui sommeille en soi.

J’ai bien aimé cette lecture, et je lira d’autres livres de cette auteur.

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