Dérives sanglantes de William G. Tapply

couv46135400.pngédition Gallmeister- 272 pages.

4ème de couverture :

Suite à un improbable accident de montagne qui lui a fait perdre la mémoire, Stoney Calhoun est un homme sans passé. Cinq ans après avoir quitté l’hôpital, une confortable somme d’argent en poche, il a refait sa vie dans le Maine et coule des jours paisibles entre la boutique de pèche ou il travaille et sa cabane enfouie au cœur des bois. Jusqu’à ce que son meilleur ami disparaisse. Calhoun se lance alors sur sa piste et accumule les découvertes macabres. Au fur et à mesure, il se découvre d’inattendus talents d’enquêteur- qui vont le confronter aux fantômes de son passé. Première aventure de Stoney Calhoun, Dérive sanglante nous promène à travers les paysages idylliques et chargés d’histoire du Maine, jusqu’à un final aussi violent qu’étonnant.

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Mon avis :

Soyez les bienvenus dans le Maine, l’un des Etats les plus méconnus des Etats-Unis. Cet état est sans doute un des plus paisibles. Ses points forts ? La pêche et le calme. Le respect aussi. Comme le dit si bien Stoney Calhoun, le héros de cette histoire :

C’était comme ça dans la région. Les gens braconnaient, trompaient leurs femmes, trichaient sur leur feuille d’impôts et conduisaient bourrés. De temps à autre, ils se tiraient dessus, très bien. Mais les habitants du Maine, bon Dieu, ils respectaient la propriété privée !

Stoney a perdu la mémoire mais il ne souffre pas de tourments existentiels démesurés. Il s’est construit une vie : il tient une boutique de pêche, il a un chien, Ralph. De temps en temps, il emmène des clients à la pêche. Il a une liaison avec Kate, qui reste avec son mari, malade. L’équilibre est fragile mais Stoney respecte Kate, ses choix, ses décisions. Tout allait pour le mieux, jusqu’au jour où il n’a pu conduire un client à une partie de pêche. Lyle, son ami, l’a conduit à sa place, et l’on a retrouvé que son corps – son client s’est volatilisé.

Est-ce un choc dans la vie de Stoney ? Oui !!! Mais que pensiez-vous ? Que votre meilleur ami soit tué et que vous, vous continuiez comme si de rien n’était ? L’équilibre de Stoney est rompu. Surtout, les cauchemars sont là. Cauchemars de jour, cauchemars de nuit, cauchemars nocturnes qui hantent le jour. Le psy a bien sûr une interprétation très psychanalytique. Stoney en a une autre – plus réaliste. Il est bon d’écouter son instinct, même si celui-ci est très surprenant.

La réalité est parfois pire que ce que l’on pouvait craindre. Le passé de certains membres très respectés de la communauté aussi. William G Tapply joue habilement avec les idées reçues, les clichés. Il ne joue pas la surenchère de l’horreur : ce qu’il nous raconte l’est déjà assez.

moisamericain

25 réflexions sur “Dérives sanglantes de William G. Tapply

              • Je dors trois à six heures par nuit, parfois huit en période de vacances. J’ai fait mienne la devise de ma première principale, une femme formidable qui avait dû surmonter de dures épreuves : « j’aurai le temps de dormir quand je serai morte ».

              • Pas faux, mais bon, si je dors pas assez, j’ai les yeux en quiquinne de poupousse et je ne suis pas à ce que je fais, et quand on chipote avec des chiffres, ça peut faire mal !! Là, se sera panpancucul de la part de la direction 😆

              • Pas de chiffres pour moi, heureusement, et en règle générale, mes élèves semblent encore plus fatigués que moi. Il m’est même arrivé d’en réveiller quelques uns (ils n’apprécient pas tous).

              • Oui, sans aucun doute 😆 j’avais lu une étude faite sur les ados dans le journal français « Libé » et ils avaient compris que les ados marchent pas comme nous !

                De tout temps, de toute époque, ils posent problème, ceux de l’âge bête… Un empereur romain s’était fait aussi la réflexion à son époque sur « que faire de ces ados ??? » 😀

              • Et encore, les ados sont tous différents. Certains sont déjà passés, parfois malgré eux, dans l’âge adulte. D’autres y entrent volontairement très tôt, en ayant un enfant.
                J’ai lu aussi qu’il était très mauvais de faire lire de la littérature dont les héros sont des ados à des ados. Motifs : il ne faut pas qu’ils lisent des sujets qui les préoccupent, mais qu’ils s’ouvrent à des sujets qu’ils ignorent. Mouais. De quoi les dégoûter de la littérature pendant un bon bout de temps. Puis, les adultes ne lisent-ils pas eux-même des romans dont les sujets les touchent, les préoccupent ?

              • oui, pas facile la vie d’ados !! on est bête, chiant, on s’oppose à tout et tout le monde nous déteste… :/ je sais aussi ne quitte jamais l’âge bête ! 😆

                Mon père a dû être adulte à 15 ans, à la mort de son père.

                Ce qui marche avec un ado ne fonctionnera pas avec un autre… pas facile. Je me souviens que l’article de Libé parlait des problèmes des ados, la faim, le m’en foutisme pour certains, le fait de ne pas penser au lendemain…

                Bof, je ne me voyais pas lire des classiques à 16 ans ! je lisais ce que j’avais envie de lire, tout simplement. Bien ou pas bien, je ne le sais point 😉

              • D’autres la commencent très tôt !
                Ma mère avait 14 ans quand son père est décédé.
                Non, pas facile. 26 dans une même classe, c’est compliqué, entre ceux qui analysent le chant des partisans (version Yves Montand, parce qu’ils trouvent que l’orchestration met mieux en valeur le texte) et ceux qui se battent à coup de règles façon mousquetaire puis disent « je veux ma maman » avant un contrôle….
                Je n’ai lu que des classiques étant ado – ou quasiment. Tout Racine avant mes 13 ans, les Rougon-Macquart, Balzac, Gautier… Un argument de poids face à mes élèves : « j’ai lu cette oeuvre en intégralité en deux jours à votre âge, trois chapitres en deux jours ne vous tueront pas ! »

              • Pour les gosses, vaut mieux choisir une version qui leur permettra d’être plus à l’écoute… faut donner envie aux gosses d’apprendre, trouver la méthode qui marche avec eux, parce que je sais qu’à cet âge là, on s’en moque un peu d’apprendre ! 😦 on est cons, parfois !

                Si j’avais une punition méritée, et bien, elle était méritée, point barre ! Jamais elle n’aurait engueulé le prof ! Si punition par justifiée (une qui fait la folle et toute la classe punie) alors, elle le signalait à la prof lors d’une réunion, mais poliment et gentiment.

                on ne nous a pas fait lire ces auteurs, sans doute dû au fait qu’en Belgique, on ne devait pas lire l’écurie des auteurs français ! 😆 on avait une liste de titres et on piochait dedans, mais si ces auteurs y avaient été, je les aurais évité 😳 c’est maintenant que je me suis mise à quelques classiques. Mais ma préférence reste au polar, surtout au polar noir !

                Remarqué aussi que ère de l’enfant roi ! les parents veulent être amis avec l’enfant avant d’être ses parents et ne savent plus lui dire « non » 😦

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