Archive | 17 juillet 2014

Les héros de l’Olympe, tome 3 : la marque d’Athéna de Rick Riordan

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Résumé :

Une prophétie fatale.
Sept demi-dieux héroïques.
Une quête pour refermer les portes de la mort.

Mon avis :

Dans ce troisième tome, nous assistons à la réunion du camps grec, avec Percy (le héros perdu) à sa tête, et du camp romain. Enfin, quand je dis « réunion », je devrais plutôt dire que sept demi-dieux ont réussi à s’entendre, pour mener à bien leur quête, parce que la réunification totale et complète, ce n’est pas pour aujourd’hui !

Cette série garde toujours ses qualités, à savoir de nombreuses et inventives péripéties auxquelles s’ajoute une bonne connaissance de la mythologie gréco-romaine. Nous croisons dans ce tome Narcisse, Echo, quelques nymphes, et d’autres encore, comme des dieux bien plus anciens que Jupiter.

Parlons-en, justement, de Zeus/Jupiter : les dieux se terrent dans l’Olympe, ils n’ont plus le droit de sortir, à part quelques-uns qui bravent les interdits ou sont complètement siphonnés. Difficile de dire à laquelle appartient Bacchus, version romaine et moins mal embouchée de monsieur D, le chef de la colonie des sangs-mêlés. Tous souffrent en tout cas de ce passage du monde grecque au monde romain – quant à l’époque contemporaine, pensons-y à peine, même si certains ne dédaignent pas un bateau plein de coca comme offrande.

Réussi ? Oui, sans contexte. Les dieux n’ont que faire des humains, y compris de leurs propres rejetons, qu’ils chargent de régler leur conflit à leur place. Percy Jackson commence à comprendre la leçon.

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La disparition soudaine des ouvrières de Serge Quadruppani

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Mon résumé :

Simona et son mari Marco, questeur à la retraite, sont en vacances, qu’on se le dise. Pour faire plaisir à monsieur, qui ronchonne parce qu’il a le sac à main de madame sur les genoux quand madame conduit, ils vont acheter du miel. A la place, ils découvrent un cadavre. Les vacances sont compromises.

logo polarMon avis :

La page 72 est formidable. Le reste l’est tout autant.

Le traducteur des enquêtes du commissaire Montalbano est aussi un excellent auteur de romans policiers, ancré dans notre époque. Cela ne signifie pas que son roman est violent, avec un tueur en série qui éviscère ses victimes, non. Cela signifie qu’il se préoccupe des problèmes de notre société, des problèmes de la nature.

Les ouvrières en question sont les abeilles, qui disparaissent. Pourquoi, comment ? On ne sait pas vraiment. Par contre, certains ont des idées très arrêtées sur le problème, et surtout, sur la solution à apporter à ce problème – et ce n’est pas forcément très réjouissant. Les enjeux dépassent largement la petite vallée où les écologistes luttent contre les industriels. Ce n’est pas la mafia – ce qui devrait reposer Simona, commissaire anti-mafia qui doit partir en vacances avec son revolver, pour rassurer ses chefs. Les méthodes employées par certains ne valent guère mieux.

Mais, en Italie comme partout, il y a un grain de sable, la mouche dans le lait, le berger albanais ou le feutre rouge manquant. Et cette commissaire qui préfère rester plutôt que de poursuivre ses vacances avec son mari. Il y a aussi l’humour, omniprésent, les clins d’oeil du narrateur à ses lecteurs, comme protection face à la folle cupidité des hommes.

Serge Quadruppani, un auteur à découvrir absolument.