Archive | 11 juillet 2014

Marathon spécial challenge : le suivi

330109Vendredi 11 juillet :

Aujourd’hui, j’ai lu  et chroniqué Le sang de la coupe de Leighton Gage – 324 pages lues pour le challenge Thriller et polar.

J’ai commencé Cinq ciels de Ron Carlson (99 pages lues) pour le challenge 50 Etats, 50 billets.

Je poursuivrai ma lecture ce soir.

Pour cette première journée, j’ai lu 423 pages.

Samedi 12 juillet :

J’ai lu 140 pages de Skully Fourbery, tome 3 pour le challenge Voisin, voisine et littérature jeunesse.

13 h 10 : j’ai lu 230 pages du Che s’est suicidé de Petros Makartis toujours pour le challenge Voisin, voisine.

17 h 16 : j’ai terminé Le che s’est suicidé de Petros Markaris soit 464 pages et je l’ai chroniqué.

J’ai commencé Coup de pub de Pieter Aspe et j’ai lu 80 pages de ce roman (Challenge Voisin, voisine).

18 h 13 : pause pour m’occuper de mes chats. Annunziata aime beaucoup le carton de mon imprimante. J’ai commencé Avis de tempête sur Cordouan, j’ai lu une cinquantaine de pages. Entre les chats et le dîner, je ne pense pas reprendre la lecture avant deux bonnes heures.

21 h 12 : difficile de lire avec Lassie qui ne fait qu’entrer et sortir. J’en suis à la page 136 de Coup de pub.

23 h 30 : j’ai terminé Coup de pub.

Bilan de ma journée : 464+300+140+50 = 954 pages.

Dimanche 13 juillet :

Il pleut, pour ne pas changer, et pourtant je dois aller en courses.

J’ai commencé ma journée en lisant 68 pages des Héros de l’Olympe, la marque d’Athéna.

15 h 16 : pas beaucoup de lectures par rapport à hier, mais je compte bien me rattraper dans la soirée.

J’ai lu une centaine de pages du tome 3 de Skully Furbery, et j’en suis à la page 336 de la Marque d’Athéna.

19 h 10 : J’ai terminé le tome 3 de Skully Fourbery, soit 260 pages lues.

J’ai aussi commencé un autre livres, les soeurs de la Lune, tome 8, j’en ai lu 200 pages.

J’ai aussi étendu le contenu de la machine à laver.

Pause dîner maintenant, et pause féline également : eux aussi doivent dîner.

Après, j’ai lu 64 pages de La marque d’Athéna.

Ma journée se porte donc à un total de 400+260+200 = 860 pages lues.

Lundi 14 juillet :

Je n’ai encore rien lu ce matin, mais ce n’est pas grave, j’ai toute la journée devant moi.

12 h 35 : j’ai lu une centaine de pages de La marque d’Athéna et une cinquantaine des Soeurs de la Lune.

16 h 12 : presque terminé Soeurs de la Lune et La marque d’Athéna. Presque.

J’ai commencé Riviera de Mathilde Janin, j’ai lu trente pages, et je l’ai définitivement abandonné (challenge 1 % rentrée littéraire).

Par contre, j’ai terminé le tome 8 des soeurs de la lune et commencé le 9.

23  h 00 : extinction des feux. J’ai presque terminé le tome 9 des soeurs de la Lune. J’ai lu ce jour 715 pages.

Mardi 15 juillet : j’ai lu en tout 2952 pages pour le marathon !

Le sang de la coupe de Leighton Gage

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Mon résumé :

Nous sommes au Brésil, la coupe du Monde de football va bientôt commencer. Seulement, la mère de Tico, le roi du football, le meilleur joueur de l’équipe nationale, vient d’être enlevé. Qui est derrière ce crime  ? Mario Silva et son neveu Hector enquêtent.

 

Mon avis :

Si j’étais un chroniqueur télé, je brandirai ce livre à bout de bras et je m’écrirai : lisez-le, ce livre est génial ! Si j’étais libraire, je le mettrai en devanture, et insisterai pour que vous le lisiez séance tenante. Je suis blogueuse, et je n’ai qu’une chose à vous dire : découvrez Leighton Gage, cet auteur prodigieux décédé en 2013.

Ame sensible découvrez : oui, la violence est présente, comme dans Le sang des maudits, mais elle n’est jamais complaisante. Leigthon Gage parle d’un pays qu’il connaît bien : la postface montre assez que la réalité dépasse largement en horreur la fiction. Les criminels ne reculent strictement devant rien pour parvenir à leurs fins. Certains sont connus, et passent à travers les mailles du filet, parce qu’il faut trouver un juge assez courageux pour les poursuivre, des jurés incorruptibles, et des enquêteurs consciencieux. Autant dire quasiment impossible.

D’autres, par contre, passent totalement inaperçus. Ils vivent comme monsieur et madame tout le monde, tout en fomentant enlèvement et meurtres. Tous n’ont pas le charisme de Rosa, le criminel qui servira de profiler à Mario Silva : ce charmant kidnappeur,criminologue de formation, n’a jamais blessé, torturé ou tué qui que ce soit, et ne manie pas la langue de bois. J’espère le retrouver dans un prochain tome.

Et bien sûr, il y a la coupe du monde. Ce roman a été écrit en 2010, et il paraît presque prophétique. Non seulement la coupe du monde se déroule au Brésil, mais les brésiliens craignent plus que tout l’humiliation d’être battus par les argentins. Aussi, Tico, leur champion, doit être en forme, le moral au beau fixe, et ne surtout pas s’inquiéter pour sa maman qu’il adore. Le fait n’est pas si rare : trois mères de joueurs brésiliens ont été kidnappées en 2010, et libérées contre rançon.

Mario Silva, son neveu, son équipe se doivent d’être efficaces. Nelson Sampaio, leur incapable de chef, est sous pression. Enquêter demande temps, patience et minutie, le premier élément leur fait cruellement défaut, les deux derniers compensent. Mario n’a guère le temps de s’occuper de sa vie privée, entre une femme qui a perdu pied vingt ans plus tôt à la mort de leur fils, et une équipière qui lui fait les yeux doux, alors que lui ne voit rien. Il mène à bien son enquête, en respectant les règles et en se fiant aussi à son intuition – les préjugés, très peu pour lui, et pour beaucoup de ses équipiers.

Le sang de la coupe est un excellent roman, drôle, cruel et bien écrit. Leighton Gage est un auteur à découvrir absolument.

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Canyon Creek d’Alexis Aubenque

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Présentation de l’éditeur :

Canyon Creek, petite ville tranquille de l’Ouest américain qui tient son nom du canyon qui la borde, est en proie à une succession de crimes de jeunes filles latino-américaines. La sergente Suzie McNeill est persuadée qu’il s agit d’un tueur en série, contrairement au chef de la police locale qui n’y voit qu’une simple coïncidence statistique.
Avec l’aide du lieutenant Jack Spencer, elle est prête à dépasser les limites du règlement pour prouver ses théories et arrêter le détraqué qui sévit dans sa ville. Mais c’est un but qui sera difficile à atteindre alors que revient dans sa vie Dale Turner, un homme au passé mystérieux, tout juste sorti du coma, amnésique après un accident étrange survenu un mois plus tôt…

Mon avis :

Je n’ai qu’un mot à dire : efficace. Une fois commencé, ce roman est très difficile à lâcher, et une fois terminé, je n’ai eu qu’une envie : lire un autre roman de cet auteur.

L’action se passe au fin fond du Colorado, un quatrième meurtre est survenu, et peu de policiers se mobilisent pour trouver le coupable. Pourquoi ? Il est sans doute un client de prostitué ou un junky, cela vaut à peine le coup de le chercher. Seule Suzie, fille du shérif et néanmoins sergent, pense qu’un tueur en série rôde à Canynon Creek. Je ne suis pas la seule à lire trop de romans policiers ! Les vieux briscards qui travaillent avec elle prennent à peine le temps de l’écouter.

De l’autre côté, nous avons Dale, un miraculé : il est sorti de trois semaines de comas. Cependant, il a perdu la mémoire et peu semblent disposer non seulement à l’aider, mais à le croire. A se demander ce qu’il a bien pu faire pour susciter la colère… de Suzie, justement ! Heureusement, le lecteur a découvert Dale avant son accident (en était-ce bien un ?) et le capital-sympathie qu’il a acquis grâce à l’évident bonheur qu’il partageait avec sa fiancée font que l’on est irrésistiblement de son côté face à ceux qui doutent de lui.

Bien sûr, les deux enquêtes vont se rejoindre, après bien des tours et des détours. La moindre journée de patrouille peut se transformer en journée pleine de périls, si les policiers veulent bien se donner la peine d’aller au bon endroit, au moment adéquat. Enfin… quand je dis « les policiers », je parle essentiellement de Suzie et de Spencer, les autres se contentent du minimum – flic option promenade de santé.

C’est une Amérique très rétrograde que ce roman nous fait découvrir, où les femmes, à 25 ans, se doivent d’être mariée et mères – ou putains. Où l’on a « un ami noir », un « collègue noir », preuves vivantes que l’on n’est pas raciste. Il semble qu’en dépit du FBI, des psys, le progrès n’est pas parvenu jusqu’au fin fond du Colorado.

Courage et ténacité seront nécessaires, pour sauver celles qui peuvent encore l’être. Pour sauver les apparences, c’est bien trop tard.