Archive | 1 juillet 2014

Guerre sale de Dominique Sylvain

Guerre sale Site internet

Présentation de l’éditeur :

Un pneu enflammé autour du cou : c’est l’atroce mise à mort réservée à un avocat spécialiste des relations franco-africaines. Cinq ans plus tôt, l’assistant de Lola Jost a subi le même sort, précipitant son départ à la retraite. La voilà qui reprend du service. Et tant pis si ses ex-confrères n’apprécient pas qu’elle mette son nez dans les magouilles de la Françafrique, sujet pour le moins… brûlant.

Dominique Sylvain est née en 1957, en Lorraine. Elle a débuté en tant que journaliste. Elle est l’auteur de nombreux romans policiers, dont Passage du désir (Grand Prix des lectrices de Elle), L’Absence de l’ogre et Manta Corridor, disponibles en Points.

Mon avis :

J’ai beaucoup apprécié ce polar, à l’intrigue redoutablement bien construite.

Le cœur de ce récit ? Les relations entre la France et l’Afrique, non les relations culturelles ou diplomatiques, mais les relations commerciales, pour ne pas dire occultes, obscures, troubles. Le pire de ce qui peut unir des nations. Autant dire que la mort d’un journaliste congolais ou d’un policier d’origine africaine importe peu. En revanche, celle d’un jeune avocat français talentueux secoue tout le beau monde, même si les enjeux de sa disparition dépassent largement sa mort. Chacun fourbit ses armes, mobilise tous ses atouts, ses alliés.

Si la violence est omniprésente, les deux héroïnes, que j’ai eu plaisir à retrouver dans cette nouvelle intrigue, restent déterminées, l’une à découvrir enfin la vérité, l’autre à aider son amie, tout en essayant de ne pas se perdre dans son histoire d’amour avec Sacha. Justement, ce dernier est en charge de l’enquête officielle sur la mort de Florian Vidal, et il n’a pas du tout l’intention que les deux jeunes femmes viennent compromettre son travail par leurs investigations. Qui a tort, qui a raison ? L’humour, les situations cocasses dans lesquelles elles se trouvent parfois plongée – un dalmatien n’est pas vraiment un chien policier – le jeu sur la langue française, qu’Ingrid ne maîtrise pas toujours permettent d’apporter des respirations dans un récit asphyxiant.

Ne ratez pas le prologue et l’épilogue, des moments de grâce (re)trouvée.

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