Archive | 30 juin 2014

Mois non anglais : le bilan

En juin, je n’ai pas lu qu’anglais – et j’hésite sur l’adverbe à choisir. Heureusement ? Malheureusement ? A voir !

J’ai lu les quatre romans de la sélection Prix Polar Points, et les chroniques sont programmées entre le 1er et le 4 juillet sur mon blog. Fin de l’année scolaire oblige, je serai très prise.

J’ai lu aussi les quatre SP pour le prix Fnac, je publierai mes chroniques … dès que les livres seront publiés.

J’ai chroniqué, par ailleurs, pour le challenge Printemps en Corée :

Le bulgassari blanc de Kim Jin-Kyeong

Les dernières aventures de l’école des chats, tome 2 : les pierres célestes de Kim Jin-Kyeong.

Le miroir de bronze de Kim Jin-Kyeong

ob_db7fda_printempscoreen2014-2J’ai rattrapé des chroniques en retard :

Après l’amour d’Agnès Vannouvong,

Nina Simone, roman de Gilles Leroy,

Les évaporés de Thomas B Reverdy, un coup de coeur que j’ai mis beaucoup de temps à chroniquer.

J’ai aussi lu :

 Hex Hall : l’académie des sorcières de Rachel Hawkins.

Partition silencieuse d’Ea Sola

Je garde pour la fin mes deux coups de coeur du mois :

Femme qui tombe du ciel de Kirk Mitchell

La berceuse de Staline de Guillaume Prévost

Mois anglais : le bilan

10371695_437754543028620_279394323770970294_nAujourd’hui, c’est le dernier jour du mois anglais, organisé par Titine, Lou, Cryssilda.

Il y a un mois tout juste, je vous parlais de mon peu d’allant pour ce mois, et de mes prévisions : sept chroniques, au moins. Bien sûr, le rêve absolu aurait été trente, je dirai que j’ai accompli un juste milieu.

Pour les romans policiers, j’ai lu :

Dernière demeure de Patricia Wentworth

The mysterious affair at Styles d’Agatha Christie

Miss Seeton prend l’avantage d’Hampton Charles

Au douzième coup de minuit de Patricia Wentworth

En classique, j’ai beaucoup lu Elisabeth Gaskell :

Le héros du fossoyeur, qui a ma préférence, même si certains peuvent le trouver très moralisateurs.

Ma cousine Phillis, ou la vie dans un petit village coupé du monde.

Lisette Leigh que j’ai moins aimé des trois.

logomoisanglaisMais Elisabeth Gaskell ne fut pas la seule auteur classique représentée : Alice’s aventures in wonderland de Lewis Carroll fait le lien entre classique et littérature jeunesse représentée par :

Dernière séance avant minuit de Christopher Edge  , je lis actuellement le tome 3 en VO.

L’étrange affaire du crâne d’emeraude de Paul Stewart et Chris Riddell

L’étrange affaire du loup de la nuit de Paul Stewart

L’étrange affaire des morts-vivants de Paul Riddel et Chris Stewart   c’est à dire la série complète des aventures d’Edgar Destoits.

La maison Sans-Pareil, tome 1 d’Eliott Skell et j’ai commencé le tome 2.

1161406875Vous reprendrez bien deux doigts d’espionnage, avec l’espion le plus célèbre, qui nous envoie ses Bons baisers de Russie   et nous assure qu’  On ne vit que deux fois d’Ian Fleming.

N’oublions pas la chick-litt avec Confession d’une fan de Jane Austen de Laurie Viera Rigler et les vieilles dames pleines d’humour qui déménagent comme Deborah Devonshire.

Je n’ai pas oublié la musique avec Dido and Aeneas de Purcell.

Sherlock LogoQuittons nous en musique avec les  Rolling Stones !

Et j’espère à bientôt pour un nouveau mois anglais !

Au douzième coup de minuit de Patricia Wentworth

Présentation de l’éditeur :

Comme tous les ans, James Paradine a réuni sa famille pour le réveillon de la Saint-Sylvestre.
Mais cette année, au dessert, il lâche une bombe : l’un des convives l’a trahi gravement. Il donne au coupable jusqu’à minuit pour venir le retrouver dans son bureau et se  » confesser « . Le Jour de l’An, au matin, on retrouve Sir James Paradine mort. Et ce n’est pas un accident… Par quel hasard étrange Maud Silver réside-t-elle pour quelques jours dans le village voisin ? La charmante et excentrique vieille demoiselle, munie de son éternel tricot, ne pourra pas s’empêcher de mener sa propre enquête.

1161406875Mon avis :

Je termine le mois anglais avec cette enquête de Miss Silver et je commencerai par un préambule : certaines personnes cherchent vraiment les ennuis.

Prenez James Paradine, par exemple. Il a été victime d’un vol (le lecteur connaît la trahison en moins de vingt pages, ce n’est donc pas un spoiler) ou plutôt, les plans conçus par son neveu par alliance Elliott Wray, un génial inventeur, ont disparu. Il connaît le coupable, mais, au lieu de le dénoncer et de le forcer à rendre les plans, il le met au pied du mur devant toute la famille ! Famille, au sens élargi du terme : on ne travaille qu’en famille chez les Paradine, et lui-même a élevé les deux enfants de sa femme, Franck et Brenda, comme s’ils étaient les siens. De même, sa soeur Grace, qui a rompu quarante ans plus tôt ses fiançailles avec l’associé de son frère, a adopté une petite fille, Phyllida, désormais âgée de 24 ans, mariée à Elliott Wray, et séparée huit jours plus tard, sans que la famille sache vraiment pourquoi. J’ai d’ailleurs envie d’ajouter : et Elliott non plus !

Bref, ce qui est arrivé à James Paradine, à savoir un assassinat en bonne et due forme, il l’a un peu cherché. Trop sûr de lui, trop confiant en son pouvoir sur les autres. Il avait juste oublié une chose : en ne nommant pas la raison du préjudice, tous vont se demander de quoi il s’agit, et se sentir un peu coupable,quoi qu’ils aient fait.  La notion de trahison est tellement floue, surtout si la personne est particulièrement susceptible ou si l’on contrarie des plans bien établis.

Et figurez-vous que les plans sont revenus sur le bureau, le coupable s’est donc dénoncé, reste à savoir qui et pourquoi. Miss Silver commence par éliminer ceux qui avaient un alibi (logique) et ceux qui n’avaient strictement aucun motif. Eliott Wray a bien de la chance (pour une fois) : il remplit les deux conditions. Porté par cet élan (tout est quand même plus simple lors d’une enquête quand votre innocence est certaine), il ose enfin défier sa charmante belle-mère, la très mal nommée Grâce, afin d’essayer de renouer avec sa femme. Peut-être existe-t-il une thèse sur ses personnages féminins qui restent des petites filles très longtemps, et sont incapables de mener leur vie ? Phyllida n’est pas la première héroïne de Patricia Wentworth qui gâche son avenir sur un malentendu – heureusement que, parfois, ces héroïnes murissent.

Etre détective est une métier qui implique un investissement permanent, et des dons certains pour le tricot. Les trois petits neveux de Miss Maud Silver n’ont pas à s’en plaindre, la famille de James Paradine non plus.

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