Archive | 18 juin 2014

Confession d’une fan de Jane Austen de Laurie Viera Rigler

couv9672074Présentation de l’éditeur :

Après avoir tenté de guérir ses fiançailles brisées avec des romans de Jane Austen, Courtney Stone se réveille non pas dans sa chambre à Los Angeles, mais dans l’antichambre d’une femme de l’Angleterre sous la Régence.
Non seulement Courtney est prisonnière de la vie d’une autre femme, mais elle est forcée de prétendre être celle-ci… Et même son amour pour les romans de Jane Austen ne l’avait pas préparé aux pots de chambres et aux calèches inconfortables du dix-neuvième siècle – et encore moins aux réalités d’être une femme femme célibataire entourée de chaperons, de courtisans et de mariages de convenance. C’est alors qu’apparaît le mystérieux Mr. Edgeworth, qui va lui donner des souvenirs confus qui ne sont pas les siens.

Mon avis :

Je poursuis ma découverte des « séries dérivées des oeuvres de Jane Austen » par ce roman, qui n’est pas une réécriture de ses oeuvres, mais les péripéties d’une de ses fans les plus assidues, Courtney.

Elle n’a pas de chance dans la vie, la pauvre petite. Non seulement, elle vient de découvrir que son fiancé la trompait, mais que son meilleur ami Wes lui servait de couverture. Je vous épargne le récit d’autres goujateries, elles sont nombreuses. Mais, en un beau matin, sa vie change du tout au tout, et elle se réveille… en Angleterre, au XIXe siècle, alors que les romans de Jane Austen commence seulement à paraître. Autant dire qu’il est difficile pour une new yorkaise pur jus et indépendante de se couler dans la peau d’une jeune fille de la bonne société anglaise ! Son étonnement est sans borne – et son langage très différent, bien sûr. Je me demande même ce que cela peut bien donner en VO !

L’intrigue est des plus classiques – à mes yeux. Jane/Courtney se réconciliera-t-elle avec l’homme qu’elle aime, et qui semble tout droit sorti d’un roman de son auteur préféré ? Les malentendus qui les ont séparés seront-ils dissipés ? Ce livre est aussi un moyen de dresser un portrait de la société anglais du XIXe siècle, de son hygiène, très différente de la nôtre, mais aussi de l’importance donné au corps, avec des contraintes, ou des absences de contrainte, qui sont très éloignés des autres. Il suffirait de presque rien pour que la réputation d’une jeune fille (ou d’une vieille fille dans le cas de Jane, ai-je envie de dire) soit détruite, et certaines personnes semblent n’avoir d’autres occupations que d’espionner ce que font les unes et les autres, quand d’autres ont l’autorisation de les surveiller étroitement.

Bien sûr, le livre repose sur un frêle postulat (l’échange des corps) et il faut accepter la dimension merveilleuse du récit pour l’apprécier. J’aurai cependant aimé que le dénouement soit moins abrupte et je lirai le presque jumeau de ce tome : Tribulation d’une femme de Jane Austen.

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