Archive | 16 juin 2014

Partition silencieuse d’Ea Sola

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Présentation de l’éditeur :

Dinh et Tho sont les deux fils d’une famille respectée de Saigon. Mais lorsque la guerre du Vietnam éclate après le retrait de la France en 1954, la division s’introduit : Dinh s’engage dans la guérilla du Viet-công communiste, tandis que son frère prend parti pour l’autre bord. La vie de la famille s’écoule entre déchirements politiques, nécessité de survie et présence très forte de la nature.

1312260953408502211846257Défi premier roman

Mon avis :

Partition silencieuse est un livre foisonnant et complexe. De qui lisons-nous l’histoire, finalement ? Celle des deux frères, Dinh et Tho, celle de Xa, fille de Dinh ou celle du Vietnam lui-même ?  La grand-mère a enrichi les siens grâce à la culture du thé, leur a permis de faire de bonnes études à l’étranger, au prix d’un éloignement qu’elle paie à leur retour. Quant à sa belle-fille européenne, Iris, et à sa petite-fille, Xa, elle les tient à distance, même si son fils le lui reproche : ne l’a-t-il pas ramené au pays, cette blonde jeune femme, sans avertir ses parents de son union ?

Xa se trouve au milieu de ces conflits, celui de l’Histoire, en train de se faire, et celui de sa famille. Enfant, elle ne comprend pas tout, elle voit sa mère s’escrimer pour cultiver des piments, et les vendre au marché, afin de subvenir aux besoins des siens. Iris n’est pas sans rappeler l’héroïne du Barrage contre le Pacifique, toujours en train de lutter contre les éléments pour assurer la subsistance de sa famille. Elle aura le courage de fuir, avec sa fille, de regagner l’Europe – lassée d’attendre son mari. Et Xa de revenir, adulte, à la redécouverte d’un pays et de ses souvenirs.

Je n’ai garde d’oublier non plus les magnifiques descriptions de la nature, farouche, sauvage, indomptée, la nature devant lesquels les hommes ne peuvent pas grand chose.

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Dido and Aeneas de Purcell

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Pour ce mois anglais, je ne saurai oublier la musique, et Purcell (1659-1695), l’un de mes compositeurs préférés.

Didon et Enée aurait été composé en 1689, sur un livret de Nahum Tate. IL fut représenté pour la première fois à la Boarding school for girls de Chelsea. Cet opéra comporte trois actes : au palais de la reine Didon (acte I), dans une caverne puis dans une forêt (acte II), le port de Carthage (acte III) et dure une heure.

J’aime particulièrement l’ouverture :

mais aussi l’air des sorcières, à l’acte II.

Elles complotent pour entraîner Enée vers sa ruine, et le forcer à quitter Dido. Elles réussiront, au delà de toutes leurs espérances.

En revanche, les marins se réjouissent de partir :

L’oeuvre se conclut par le lamento de Dido, qui se donne la mort après le départ d’Enée.