Archive | 8 juin 2014

Le miroir de bronze de Kim Jin-Kyeong

kim-jin-kyeong-les-dernieres-aventures-de-l-ecole-des-chats-le-miroir-de-bronze-livre-895483240_MLPrésentation de l’éditeur :

Le père de Minjun a rapporté de Chine un étonnant miroir de bronze : si Minjun s’y regarde, son reflet s’anime et prend vie. Et voilà que sort du miroir un drôle de bonhomme du nom de Doudouri, les cheveux en bataille, armé d’un marteau de forgeron ! Les jours deviennent plus sombres et les nuits plus claires, des conflits éclatent. Une catastrophe menacerait-elle le monde ? Et qui est cette mystérieuse malade dont personne ne connaît l’identité ?

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Mon avis :

J’ai lu les six premiers volumes des aventures de l’école des chats l’an dernier (je n’ai pas chroniqué le sixième) et je me replonge, en ce mois de juin, dans leurs dernières aventures.

J’avoue avoir eu un peu de mal à m’y retrouver, ayant oublié certaines péripéties, comme la « danse » des ordures dans la salle de classe. Si je ne m’en souvenais plus, il n’en est pas de même pour les protagonistes, et les enfants qui vont en cours avec Minjun ne sont pas tendres avec lui – et les professeurs sont extrêmement indifférents au sort de leurs élèves, plus proches de la surveillance négligente que de la véritable pédagogie.

La vie de famille est en tout cas sereine dans la famille de Minjun – même si ses nuits sont peuplées de rêves étranges. Sa grande soeur commence une petite crise d’adolescence, qui ne l’empêche en rien d’aider son petit frère dans sa quête. En effet, un petit personnage de bronze est sorti du miroir: Doudouri n’est rien moins que le dieu des forgerons, et les enfants doivent le remettre sur pieds, afin qu’il puisse mener sa quête à bien.

Pendant ce temps, leur mère poursuit sa propre quête : retrouver son amie Arasi, immigrée tibétaine portée disparue depuis plusieurs années. L’action se passe en Corée du Sud, elle pourrait se passer dans d’autres contrées : peu de personnes se préoccupent du sort d’une étrangère.

Et les chats, me direz-vous ? Dans ce premier volume du troisième cycle, ils agissent dans l’ombre, laissant la première place aux humains, leur laissant la possibilité de réparer leurs erreurs, les protégeant contre les forces maléfiques, ou encore les influençant, non sans perfidie. Les deux camps sont en présence, lequel gagnera ? A voir dans la suite de ce troisième cycle : Les pierres célestes.

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La maison Sans-Pareil, tome 1 d’Eliott Skell

imagesédition Flammarion – 345 pages.

Présentation de l’éditeur :

Il y a bien longtemps, un Capitaine accosta sur les rives d’une petite ville et décida d’y fonder une grande maison qui ne ressemblerait à aucune autre : la Maison Sans-Pareil. Depuis, de génération en génération, les habitants vivent en parfaite harmonie à l’intérieur de la vieille bâtisse. Jusqu’au jour où le Capitaine est retrouvé mort. Omnia, douze ans trois quarts, ne croit pas à l’accident, alors elle mène l’enquête. D’inquiétantes ombres se faufilent, un mystérieux oiseau noir plane au-dessus des toits. Omnia ignore encore tout des dangers qui la guettent…

10371695_437754543028620_279394323770970294_nMon avis :

Bienvenue ! Bienvenue à tous ceux qui aiment les atmosphères décalées, les univers fantastiques bien construits sans être pesants. Bienvenue dans cette maison de laquelle on ne sort quasiment pas, et ce, depuis des générations.

Les Capelan sont une vaste famille qui vivent à l’écart du monde, sans jamais quitter la maison, ni ses jardins. Gare à celui qui franchirait le mur d’enceinte ! Il serait mis à l’écart à jamais – mais personne ne s’y risque, tout le monde est ravi de son sort. Puis, vous rendez-vous compte ? Dans le monde extérieur, il faut travailler pour gagner de quoi se nourrir ! Atroce, n’est-ce pas ? Seuls les domestiques assurent le contact avec cet horrible monde extérieur, là-bas, au delà des murs, au-delà de la haie.

Chaque Capelan, au prénom improbable (il commencent tous par « Eter » pour les garçons, et se terminent en « a » pour les filles) a une passion des plus inutiles, comme mesurer les ombres de la tour à une certaine heure de la journée. Ils se préoccupent assez peu de leur descendance également : si un enfant a un accident grave, voire mortel, cela prouve qu’il n’était pas très intelligent.

Intelligente, Omnia, l’héroïne de ce livre, l’est. Elle se pose des questions, trop de questions diront certains. La mort du capitaine, par exemple, trop accidentelle pour être honnête. Les traditions, tellement absurdes que personne ne les remet en question. D’autres faits étonnants, encore, même si tous s’accordent à dire qu’elle a dû rêver. Elle explore également la maison, quitte à déplaire à certains. Elle découvre à ces dépends que l’on peut attenter à votre vie, juste parce que vous posez les questions que tous devraient se poser.

Quels secrets recèle la maison ? Nous ne saurons pas tout dans ce premier tome, mais nous en saurons suffisamment pour comprendre que rien n’est aussi simple que le croient les naïfs membres de la famille Capelan. Quant aux domestiques, ils jouent un rôle prépondérants dans le maintien de l’équilibre. Jusqu’à quand ? C’est ce que j’espère savoir en lisant le tome 2.

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