Archive | 7 juin 2014

L’étrange affaire du loup de la nuit de Paul Stewart

Présentation de l’éditeur :

Edgar Destoits est le coursier le plus rapide de la ville. Voltigeant de toit en toit, il est prêt à tout pour délivrer ses messages. Rien ni personne ne l’arrête. Jusqu’à cette nuit de pleine lune, où il croise la route d’une bête effrayante qui sème bientôt le terreur. Sur les traces du montre, Edgar se mue alors en détective de l’étrange. Le cauchemar ne fait que commencer…

Sherlock LogoMon avis :

Voici le premier tome des aventures d’Edgar Destoits – et sans aucun doute l’un des plus sombres. Edgar est le meilleur coursier de la ville – il faut bien cela pour survivre dans cette ville qui n’a rien à envier au Londres de Dickens. D’un côté, les très riches, qui se permettent toutes les fantaisies vestimentaires. De l’autre, les très pauvres, qui survivent comme ils peuvent, dans des logements que le mot « insalubre » ne peut même pas qualifier. Edgar, du haut des toits, voit tout cela. Il effectue parfois des recherches toutes scientifiques pour son ami RD un curieux ornithologue, fort sympathique au demeurant, comme le sont le vieux Ben, un cocher surmené.

Il disparaît un jour, puis un autre laissé-pour-compte à son tour. Le point commun ? Un généreux médecin philanthrope leur offre un traitement destiné à améliorer tous leurs maux. Il faudrait être bien cruel pour le soupçonner, lui qui n’aide que les miséreux, lui qui n’attend rien en retour. Et pourtant… Edgar a des doutes, Edgar veille, surtout depuis qu’il a rencontré un loup sur les toits et qu’il a été contraint de le tuer, avant de voir un autre de ses congénères apparaître et semer la panique, tuant plusieurs innocents sur son passage. Il se passe vraiment quelque chose de louche dans la ville.

Edgar devra payer de sa personne pour résoudre ce mystère et mettre fin à cette invasion de loup dans la cité. Même si ce qu’il a dû faire était en état de légitime défense, même si personne ne peut le condamner (et fort heureusement, le responsable recevra une punition équitable – comme le commerce du même nom), il doit cependant vivre avec sa conscience, et ce n’est pas facile tous les jours, ni toutes les nuits.

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Les plumes d’Asphodèle – Hex Hall

c3a9critoire-vanishingintoclouds3Les mots à placer sont fesse, attendre, richesse, dent, refuser, doute, vieillesse, circonspection, vertu, crépuscule, lune, philosophie, âge, vanité, sérénité, psalmiste, paix (celui qui écrit des psaumes), graver, gracile, grenadine

Aujourd’hui, je vais vous parler d’Hex Hall, l’académie des sorcières, tome 1 de Rachel Hawkins, livre qui m’a été offert par Soène lors du swap de printemps.
Hex Hall est le nom qui est gravé au fronton de l’académie des sorcières et l’héroïne de ce roman est Sophie (sagesse en grec). Cette école n’a strictement rien à voir avec Poudlard, non: les jeunes Prodigium qui y sont envoyés ont été condamnés à rester dans ce superbe établissement jusqu’à leur majorité pour cause de mise en danger de la communauté toute entière – pour atteindre la vieillesse, vivons cachés. Ce peut être un loup-garou qui mordrait les fesses du premier venu au clair de lune, ou une fée dont la discrétion ne serait pas la vertu principale, ou une sorcière qui aurait la vanité d’aider une mortelle à trouver l’amour. Vous l’aurez compris, Sophie est dans ce cas.
Elle arrive pleine de circonspection à l’Académie : elle ne connaît quasiment rien à la magie ! En effet, ses parents se sont séparés avant sa naissance, et sa mère a gardé une dent contre ce sorcier de malheur avec laquelle elle a eu une liaison, refusant qu’il rencontre sa fille avant qu’elle n’ait atteint un certain âge. Zas ! Il semblerait qu’elle ait eu tort de trop tarder et la richesse de ses connaissances, pourtant réelles, n’aident pas vraiment sa fille unique à maîtriser des pouvoirs dont elle ignore tout – et je ne vous parle même pas de la philosophie de ses consœurs sorcières !
De nombreuses surprises attendent Sophie à l’académie – notamment découvrir qui est véritablement son père. A cause de lui, la gracile jeune fille aura du mal à trouver la paix et la sérénité, ne serait-ce que parce qu’un meurtre a été commis récemment, et que la principale suspecte est Jenna, sa colocataire. Entendons-nous bien : Jenna est charmante, même si sa boisson préféré est rouge comme la grenadine, mais a une toute autre consistance, puisqu’elle est l’unique vampire de l’académie, avant de devenir l’unique amie de Sophie. Et d’autres crimes de survenir.
Le doute ne sera alors plus permis pour la majorité des membres d’Hex Hall. Sophie est bien décidée à mener l’enquête, aidée par une curieuse fantôme rencontrée au crépuscule, entre deux travaux d’intérêts généraux – les professeurs sont particulièrement susceptibles.
Découvrira-t-elle la vérité ? Oui et non. Il lui reste tant à découvrir ! Il lui reste surtout tant à protéger – contre qui ? Difficiles à dire, tant les ennemis sont nombreux et masqués.

Hex Hall ne révolutionne pas le genre, mais est un roman sympathique et sanglant.

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