Au péril de la vérité d’Elise Fisher

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Présentation de l’éditeur :

En 1975, choquée, dévastée, Anne, dix-huit ans, attrape le premier train pour Paris et jure de ne jamais remettre les pieds en Lorraine. Mais, vingt ans plus tard, sa mère se meurt et, par devoir, elle revient à son chevet, à Nancy. Les profondes blessures qu’Anne pensait avoir enfouies dans sa mémoire resurgissent lorsqu’elle découvre dans l’appartement familial des lettres et des coupures de journaux. Avec pour acteur central de ces affaires sordides Serge, un monstre qu’elle souhaiterait n’avoir jamais connu. Anne ne veut plus fuir son passé et doit se confronter à celle qui ne peut plus taire la vérité, Odile, sa mère…

Mon avis :

Il m’est difficile de rédiger un avis sur ce livre. La preuve, j’ai laissé passer trois mois entre sa lecture et sa rédaction.

Ce roman se lit pourtant très facilement. J’ai été happée par l’intrigue, j’ai vraiment voulu savoir comment ce récit allait se terminer. Concernant certains sujets, il est véritablement d’actualité. Je pense notamment aux combats menés par les femmes pour être libres de disposer de leur corps. Il parle aussi de thématiques qui m’intéressent, comme les conséquences, sur toute une population, de la seconde guerre mondiale : la Normandie n’est pas la seule région qui n’en a pas fini de panser ses plaies.

J’ai trouvé aussi que l’héroïne, Anne, est attachante, surtout qu’elle est dotée d’une mère dont les réflexions, les « pensées » sont hautement caricaturales. Odile a un point de vue sur les femmes en général, et sa fille en particulier, qui me fait bondir. Bien sûr, je sais qu’il existe des femmes pour lesquelles leurs semblables ont toujours tort – et les hommes toujours raison, quoi qu’ils fassent. Bien sûr, elle porte un lourd secret (il faudrait recenser le nombre de livres basés sur les secrets), mais elle aurait pu mener sa vie autrement, et surtout, s’interroger sur ses échecs en tant que mère. Même pas.

J’en aurai presque oublié l’enquête policière sur un tueur en série, de même que l’intègre policier chargé de l’enquête. On ne frôle pas la caricature, on est dedans, même si cette thématique illustre à nouveau les violences faites aux femmes. Quant au dénouement, il est mélodramatique à souhait – bien trop pour moi.

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6 réflexions sur “Au péril de la vérité d’Elise Fisher

  1. Perso, je n’en peux plus des secrets de famille et des « plaies à panser », c’est sans fin, il y en aura toujours qu’on se le dise ! C’est dans la façon de traiter ces sujets que viendra la rédemption, du moins un nouvel éclairage, sans ficelles usées jusqu’à la corde, à force d’avoir trop tiré dessus….et de s’être embourbé dans les lieux communs, voire les clichés… Je passe, olé ! 😉

    • Disons qu’il faut en user avec modération. Surtout que je viens d’une famille où nous n’avons pas de secrets de famille. Et tant pis si certains membres ont eu des vies privées qui choquent certains…

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