Archive | 1 avril 2014

Macarons

Voici quelques douceurs en ce premier jour d’avril :

IMG_0469Préférez-vous les macarons à la violette, à la rose, à la menthe fraîche ou au chocolat praliné ?

Mortel tabou de Gilles Schlesser

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Présentation de l’éditeur :

Mai 1947. Tandis que la fièvre existentialiste s’empare de Saint-Germain-des-Prés, un criminel s’en prend à Jean-Paul Sartre avant de choisir ses victimes parmi les piliers du Tabou, cette cave de la rue Dauphine dont Juliette Gréco et Anne-Marie Cazalis ont fait le centre du monde… ou tout au moins de Paris.
Pourquoi ? Comment ? La stupeur envahit Saint-Germain des Prés alors que les gros titres sur le « tueur existentialiste » se bousculent en une des journaux. Paul Baulay, jeune reporter à Paris-Matin, mène l’enquête avec d’autant plus d’implication qu’il joue dans la formation de Vian et connaît le quartier comme sa poche.

Merci aux éditions parigrammes pour ce partenariat.

 

Mon avis :

Mortel tabou est le lien entre La mort n’a pas d’ami, mettant en scène Camille Baulay, et Mortelles voyelles, dont le héros est le petit-fils de cette dernière. Ici, le héros est Paul, fils de Camille et père d’Oxymore.

J’aurai aimé apprécier pleinement ce livre, ce ne fut pas le cas. Déjà, je regrette que Camille soit passée si vite à la trappe. Elle a été assassinée alors que son fils n’était qu’un nourrisson, et son commissaire de père naturel n’a jamais pu identifier le coupable. Paul m’a paru presque falot eu égard à la personnalité de sa mère et de son grand-père. De même, certains faits m’ont semblé seulement effleuré, alors que j’aurai préféré qu’ils soient plus approfondi. De même pour les personnalités de l’époque : à de rares exceptions près, elles ne font qu’une petite apparition, avant de repartir. La seule exception est Sartre. Il faut dire qu’il a été victime d’une agression – le grand public n’est pas au courant et ne doit surtout pas l’être, et il fascine, en tout premier lieu Paul Baulay, qui enquête avec détermination sur l’agression dont le philosophe a été victime.  Mais celle-ci n’est rien face aux crimes qui suivront, non de simples agressions, mais des meurtres purs et simples.

Et j’en arrive à ce qui m’a le plus intéressée, les personnages pittoresques croisés au cours de l’enquête. Je pense à ces concierges qui se réunissent régulièrement, discutent, râlent parfois. Je n’ai garde d’oublier la description de cette jeunesse parisienne, tout juste sortie de la guerre, et qui revit en investissant ces caves dans lesquelles elle était obligée de se cacher pendant la guerre. La description de ces caves, petites, bruyantes, enfumées, n’a rien d’idyllique, mais elles permettent d’oublier le passé.  Il est glorieux pour les uns. Pour d’autres, il est entaché de zones d’ombre – et la littérature n’en a pas fini de les explorer.

Mortel tabou est un roman policier à lire pour tous ceux qui aiment Paris, et plus particulièrement Saint-Germain des prés.

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