Archive | 30 mars 2014

James Bond contre le docteur No d’Ian Fleming

james_12

Mon résumé :

James Bond rentre tout juste de convalescence. Il a besoin de vacances, disent ses supérieurs. Aussi, l’envoient-ils aux Caraïbes, pour une gentille petite mission de rien du tout : les deux agents ont sans doute fait une fugue amoureuse ! Une telle mission ne réjouit pas l’agent 007, si ce n’est qu’il découvre très vite que la vérité n’est pas si simple.

Mon avis :

Ce n’est pas une nouveauté, je suis fan de James Bond, je les ai tous vus. Par contre, je suis loin d’avoir lu les hommages que certains auteurs rendent aux personnages – je préfère la version originale.

Une catastrophe n’arrive jamais seule pour James. En plus d’être « en vacances » (et pourquoi pas inapte aux services, tandis qu’on y est ?), il ne peut garder son arme fétiche. Et pourquoi pas rester à Londres pour boire du thé, tandis qu’on y est ?

Heureusement pour lui – malheureusement pour les autres – James est particulièrement en forme. Et chanceux. Son partenaire, Quarell, l’est nettement moins. Quant à Honey, elle est bien différente d’Ursula Andress – et je ne connais guère d’actrice qui aurait accepté, même avec force maquillage, de jouer une créature sculpturale défigurée.

Les services secrets anglais s’en sont-ils mordus les doigts ? Un peu. Qui sort vainqueur ? James Bond, bien sûr. Manquerait plus que cela !

challenge-anglais91121022littérature cinéma

 

L’invention de nos vies de Karine Tuil

tous les livres sur Babelio.com


Présentation de l’éditeur :

Sam Tahar semble tout avoir : la puissance et la gloire au barreau de New York, la fortune et la célébrité médiatique, un « beau mariage »…

Mais sa réussite repose sur une imposture. Pour se fabriquer une autre identité en Amérique, il a emprunté les origines juives de son meilleur ami Samuel, écrivain raté qui sombre lentement dans une banlieue française sous tension.

Vingt ans plus tôt, la sublime Nina était restée par pitié aux côtés du plus faible. Mais si c était à refaire ?
À mi-vie, ces trois comètes se rencontrent à nouveau, et c est la déflagration…

Mon avis :

L’invention de nos vies est un livre fort, dynamique, un livre où les mots se bousculent, tant les personnages ont à dire. N’allez pas croire cependant que le texte soit brouillon, ou bâclé. Non, il déborde littéralement, et il difficile de le lâcher.

Trois personnages dominent ce livre : Samir, Samuel et Nina. Samir/Samuel : le prénom est presque le même. Est-ce cette ressemblance qui a poussé Samir à endosser en partie l’identité de Samuel, en pillant son histoire ? Ou la volonté de prendre sa revanche sur l’homme qui lui a pris la femme qu’il aimait ?
Réduire ces trois personnages à un trio amoureux serait trop simple. Les médias nous parlent de « parité » : jamais hommes et femmes ne se retrouvent aussi opposés que dans ce roman. Ayant cédé au chantage vingt ans plus tôt, Nina est avec Samuel sans pour autant être en couple avec lui. Elle n’a pas construit sa vie avec lui, n’a pas encore d’enfants alors qu’elle approche de la quarantaine. Elle a abandonné ses études, exerçant un métier (mannequin pour les catalogues de ventes par correspondance) qui n’a pas assouvi ses ambitions. Elle ne vit que dans le regard des hommes, dans le désir des hommes. Et ceux-ci, que ce soit Samuel ou Samir, ne répondent jamais aux siens. Je ne pense pas aller trop loin en disant qu’elle est littéralement réifiée par eux, objet de désir, instrument de vengeance.
Nawel, la mère de Samir, n’est pas mieux loti. Elle fut mariée de force. Devenue veuve, elle est abandonnée par le père de son second fils, et ses deux fils, si différents l’un de l’autre à sa grande souffrance, l’abandonne chacun à leur manière.
A contrario, les hommes ne se préoccupent que d’eux-mêmes, sont prêts à tout pour obtenir ce qu’ils veulent, quitte à se donner bonne conscience, de temps en temps, et sans jamais réellement chercher à comprendre l’autre. La réussite est là – l’échec, la chute aussi.
La fin peut dérouter. Ouverte ? Oui, dans la limite des révélations et des réussites. Leurs vies restent désormais à réinventer.

J’ai lu ce livre dans le cadre du prix Océans France O.

challenge-1-littc3a9raire-20131