Archive | 24 mars 2014

Les cousins Karlsson, tome 1 de Katarina Mazetti

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Présentation de l’éditeur :

Julia, Bourdon, George et Alex passent l’été sur une petite île suédoise. Avec leur tante Frida, ils seront les seuls habitants de l’île. Pourtant, dans la nuit des bruits bizarres les réveillent. De la fumée plane au-dessus du bois à l’autre bout de l’île. Ne seraient-ils pas seuls sur l’île ?
Et qui sont les intrus ? Fantômes, espions ?
Les quatre cousins mènent l’enquête à leur façon.

Mon avis :

Je termine la lecture de la série Les cousins Karlsson par le premier tome, tenant à conserver ma logique personnelle en toute chose.
Dans ce premier tome, les cousins font connaissance – ils n’ont pas souvent eu l’occasion de se rencontrer souvent. Les parents de Julia et Bourdon sont partis en Inde, et les confient à leur tante Frida, la petite dernière, la plus fantasque de la fratrie. Curieusement, les parents d’Alex et la mère de George ont eu la même idée : ils sont trop pris par leur carrière respective pour s’occuper de leurs enfants pendant les vacances. Et dire que c’est Frida, ex-funambule, ex-bûcheronne, ex-joueuse de cithare et présentement sculptrice qui passe pour excentrique !
Ils tomberont de haut en arrivant sur l’île, qui vit dans une ère pré-électrique. Je ne vous parle pas non plus d’ordinateur, objet totalement inconnu de tante Frida.
Je vous parlerai par contre de Chapardeur, charmant chat légèrement obèse. Je vous parlerai d’un charmant cheval, qui vite en liberté sur l’île – et dont Frida prend grand soin. Je vous parlerai aussi de fantômes et d’espions qui hantent l’île.
Toute ressemblance avec le club des cinq n’est pas à prendre à la légère. Je pense irrésistiblement au premier tome de leurs aventures, qui les fit chercher un trésor sur une île, et se retrouver aux prises avec de dangereux malfaiteurs.
Ici, rien de tout cela mais la découverte, par ses enfants, d’une réalité qu’ils ignoraient jusque là. Si tout est bien qui finit bien, tout n’avait pas bien commencé pour tout le monde.
chall3291952462Winter on the island II

Entre nous, les levantins de Benny Ziffler

9782330027353

Merci à Libfly et à Actes Sud pour ce partenariat.

Présentation de l’éditeur :

Invitation au voyage, chronique subjective et piquante, déclaration d’amour insolente et bravache, exercice d’autodérision joyeuse, les carnets de Benny Ziffer sont tout cela à la fois. Écrits d’une plume de poète voyou nourri de ce français chantant jadis indissociable du Levant, ils nous entraînent du Caire à Paris, en passant par Istanbul, Athènes et Amman, avec l’art des détours et des rencontres, dans la fréquentation des marges et la contemplation des multiples miroitements identitaires.

Mon avis :

J’ai de plus en plus de mal à rédiger des avis qui me satisfassent – mais je crois qu’en rédigeant celui-ci, je ressens une véritable impuissance, un peu comme si j’étais une alpiniste sans aucun équipement face à l’ascension qui m’attend.

Entre nous, les levantins est un récit de voyage au coeur des pays qui entourent la Méditerranée. Le voyage débute au Caire, se poursuit à Amman, Alexandrie, pour atteindre Jérusalem  avant de gagner Istanbul, Athènes puis Paris. Plus que des monuments – et ce sera le cas à chaque étape du voyage -, Benny Ziffer nous invite à découvrir des lieux intimistes et à partager ses rencontres. Elles sont importantes, qu’il s’agisse d’amis (Niemand) ou d’auteurs comme Naguib Mahfouz. La littérature est essentielle dans ce récit. Il rend hommage à Flaubert et à son style. Il marche sur les pas de Mark Twain. Il m’a donné envie de découvrir les romans d’Alaa El Aswany. Il règle aussi son compte à la littérature de voyage, option tourisme en disant son admiration pour Théodore Monod : « L’égo de l’auteur est si absent de son écriture que nous lisons, en fait, un texte mystique qui ne s’autorise pas à se nommer ainsi.  »

Benny Ziffler part aussi à la recherche de l’histoire, la grande, la petite, qu’elle soit vécue par ceux qu’il croise au cours de son périple, qu’elle est laissée des traces sur les villes, au cœur des quartiers, ou qu’elle se soit inscrite dans la mémoire collective de ces Levantins. La musique, les arts, et même le cinéma ont des résonances inattendues – voir la projection du film Caramel de Nadine Labaki.

Plus qu’une lecture d’une traite, j’ai vraiment effectué des allers-retours entre les différents chapitres de ce récit de voyage, qui m’a fait découvrir bien des faits, des lieux, que j’ignorai complètement.