Schroder d’Amity Gaige

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Mon résumé :

Erik écrit une longue lettre confession pour son ex-femme, Laura, sur les conseils de son avocat. Il est en prison, pour enlèvement, ou pour non-présentation d’enfants, selon le point de vue avec lequel on considère ce qui s’est passé. Au fil de ses pages, il se confie, et révèle ce qui l’a conduit à devenir Erik Kennedy, et non plus Erik Schroder. Du New Hampshire à New York, en passant par le Vermont, il nous retrace son itinéraire.

Merci à Babelio et aux éditions Belfond pour ce partenariat.

Mon avis :

J’ai terminé ce livre depuis une semaine déjà et je ne parviens pas à rédiger mon avis. Rien à faire. Blocage. Cette lecture fut très intéressante, je ne peux pourtant pas dire que j’ai pleinement apprécié ce livre.

Sa lecture ne pose pourtant pas de problèmes particuliers, encore que j’ai eu du mal à croire à cette longue lettre confession. J’ai eu l’impression, à certains moments, notamment quand le narrateur parle de ses méthodes éducatives avec sa fille de trois ans, qu’il cherchait l’approbation non de sa femme, mais d’un public bien plus vaste.

Il faut dire que l’affaire Erik Schroder est sorti du cadre des affaires familiales du moment où Erik n’a pas ramené sa fille bien aimée en tant et en heure à sa mère. Enlèvement, disent les uns. Pour moi, volonté de rester le plus longtemps possible avec sa fille, hors des contraintes légales, hors des carcans imposés – voir la surveillance pas très discrète de son beau-père. Désir aussi d’être enfin sincère avec quelqu’un.

Car Erik ment, et depuis des années. Il ment sur son identité, sur ses origines, et moi de me dire qu’Erik a eu une chance folle le jour où, adolescent, à l’insu de son père, il modifie son identité pour s’inscrire dans un camp de vacances (n’y a-t-il que moi qui trouve ce coup de chance initial  très tiré par les cheveux ?). Au fur et à mesure de sa confession, de ses retours en arrière entre moments de complicité avec sa fille (un peu trop mûre pour son âge) et souvenirs de ce passé enseveli, enfoui, se dessine le portrait d’un autre Erik, celui qu’il ne voulait surtout pas être, enfant déraciné, aimé sans doute, mais sevré de tendresse. La question n’est plus tant alors si l’on peut construire sa vie sur des mensonges, mais si l’on peut la construire en reniant en profondeur ce qui a fait de nous ce que l’on est.

Shroder est un roman très intéressant par l’analyse qu’il propose. Cependant, je n’ai jamais ressenti d’empathie pour les personnages, je n’ai pas été émue, sauf à la fin du roman, quand l’heure de la séparation définitive sonne, quand Erik ne peut plus faire face à la réalité qui l’entoure et qu’il ne maîtrise plus.

10 réflexions sur “Schroder d’Amity Gaige

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