Journey of the end of the world d’Henning Mankell

Avertissement :

Ce livre est le quatrième tome de la quadrilogie mettant en scène Joël, jeune héros d’Henning Mankell. Ni le premier tome, ni celui-ci ne sont traduits à ce jour en français. Ce n’est pas si grave : dans sa préface, Henning Mankell lui-même précise que chaque tome peut être lu séparément.

Mon résumé :

Nord de la Suède, années 50. Joël a 15 ans, il vient de quitter l’école. Il vit avec son père, bucheron, depuis que Jenny, sa mère, les a quittés, emportant juste une valise avec elle. Il ne rêve que d’une chose : naviguer, comme son père avant lui. Mais avant de partir, il veut savoir ce qu’est devenue sa mère. La lettre d’Elinor, amie de sa mère, lui permettra de la retrouver.

Mon avis :

Au risque de paraître rabat-joie, ou étroite d’esprit :
– j’ai beaucoup aimé ce livre.
– il n’a pas sa place au rayon « littérature jeunesse ». Je ne le ferai pas lire à des adolescents avant au moins l’âge de seize ans, à cause de certaines scènes.
Ce quatrième tome est l’occasion pour Joël de dire adieu à l’enfance et de commencer sa vie d’adulte. Dans certains ouvrages, ce ne sont que des paroles en l’air. Ici, nous suivons vraiment le cheminement qui amène Joël à refermer un chapitre de sa vie, définitivement, à abandonner certains désirs nébuleux derrière lui, pour accomplir son rêve : visiter le monde.
Pas d’effet de manches ici, de ces rendez-vous ratés qui transforment un récit humaniste en mélodrame. Joël construit sa vie, avec la rigueur que l’on attend plus vraiment, de nos jours, d’un adolescent de quinze ans. Il n’en oublie pas son père, Samuel, qui a tardé si longtemps à reprendre la mer. Pour rester auprès de son fils privé de mère ?
Et Joël de la rencontrer, d’essayer de comprendre pourquoi elle est partie. Ce sujet est traité de la manière la plus sobre qui soit, et les amateurs de dégoulinades de guimauve en seront pour leur frais. Les moralisateurs aussi : le narrateur ne porte pas de jugements sur ces personnages, ce qui ne veut pas dire qu’il dissimule ce que Joël ou Samuel, son père, éprouve face à Jenny. La littérature peut émouvoir, faire réfléchir, sans être racoleuse.
Pour Joël, la fin n’est que le début.

Winter on the island IIchall32

8 réflexions sur “Journey of the end of the world d’Henning Mankell

  1. Wouh tu lis même en anglais ? Alors là chapeau ! Je ne savais même pas que Mankell écrivait de la littérature dite « jeunesse » ! Ton billet est éloquent, tu fais envie ! (sauf que moi je ne le lirai pas en anglais !!! 😀 )…

    • Oui, et ce fut une lecture vraiment facile, sans doute parce que c’est une traduction, non de l’anglais original.
      Oui, il écrit de la littérature jeunesse, mais très dure. Ce tome devrait être traduit en français à la rentrée.

  2. je le note… en anglais, parce qu’en VO, je ne me sens vraiment pas, trop de différences avec le danois (cela me suffit juste pour jouer les kékés à Ikea !)

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