Archive | 8 mars 2014

Le sang de l’épouvanteur de Joseph Delaney

le sang de l'épouvanteurLe sang de l’Epouvanteur, Tome X, une lecture commune avec Syl.

Mon résumé :

Tom Ward et l’épouvanteur vivent un petit moment d’accalmie. Leur maison est presque reconstruite. Ils attendent des nouvelles de Grimalkin, chargée de mettre en sécurité la tête du Malin (voir I’m Grimalkin de Joseph Delaney). Las ! Elles ne sont pas très bonnes. Si la tueuse a trouvé refuge dans la tour Malkin, une des lamias a trouvé la mort en combattant vaillamment, et Agnès, une sorcière alliée de la première heure, n’a pas survécu non plus. Tom doit se mettre en route avec Alice vers la tour, tandis que l’épouvanteur reçoit des nouvelles d’un de ses anciens apprentis, qui l’aidera à reconstituer sa bibliothèque, perdue corps et bien en même temps que la maison.

Mon avis :

Ce que j’aime le plus dans les romans de Joseph Delaney, c’est leur capacité à me surprendre encore et toujours. Bien que le sang de l’épouvanteur soit le dixième titre de la série, il est capable de se renouveler, que ce soit du point de vue de l’intrigue, ou des créatures (nombreuses) qui sont au service du Malin. Le chemin qu’empruntent Tom et Alice est bien plus sombre que prévu. Les épreuves qui les attendent sont toujours renouvelées, les combats, plus ardus les uns que les autres.
A me lire, vous pourriez croire qu’à force de lire ces retournements de situation, le lecteur éprouve une certaine lassitude. Pas du tout. L’auteur ne cherche pas à gagner du temps, en diluant sa série jusqu’à un dénouement attendu (le dernier tome, le 13, The Spook’s revenge vient de paraître), il densifie au contraire son intrigue en montrant que le Mal peut surgir n’importe où, n’importe comment. Il est même particulièrement facile de basculer du côté obscur, sous couvert, parfois, des meilleurs intentions du monde.
Alors que John, l’épouvanteur en titre, a toujours refusé de pactiser avec les forces de l’obscur, Tom, s’interroge sur la nécessité d’utiliser parfois les forces du mal pour le vaincre, sur les alliances qu’il faut nouer. Dans cette saga, les personnages ne sont pas figés, leur évolution est manifeste : impossible de se « reposer » sur un caractère, impossible, sauf pour le Malin, de les classer de manière manichéenne. Grimalkin n’est-elle pas devenue une alliée précieuse ? Comme le dit si bien Alice : Tout le monde change. Si tu te voyais dans les années à venir, tu seras stupéfait de te découvrir si différent de ce que tu es aujourd’hui, empli de pensées et de sentiments inconnus. Nous changeons sans cesse, mais graduellement, de sorte que nous n’en avons pas conscience.
Après cette lecture, je me demande simplement si j’aurai le courage d’attendre la traduction des tomes suivants en français.

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