Archive | 26 février 2014

Chasse à corps à Bréhat de Michèle Corfdir

35893788Présentation de l’éditeur :

Ile de Bréhat, veille de la Pentecôte… Le temps est magnifique. Les touristes affluent et les affaires reprennent.
Pour Esther Mahé, la belle saison s’annonce sous d’heureux auspices. Mais le temps change vite à Bréhat. Un banc de brume qui s’abat, la nuit qui tombe, et l’île n’est plus qu’une terre sauvage et désolée où tout peut arriver. Même le pire.
C’est ce que découvre Esther Mahé lorsque se referme sur elle le piège d’une vengeance longuement élaborée.

Mon avis :

Cette lecture fut une déception, en dépit du cadre – j’aime beaucoup l’île de Bréhat et j’espère y retourner un jour.

Le début du roman était intéressant, montrant bien la vie quotidienne à Bréhat, en fait deux îles reliées entre elles par un pont voulu par Vauban. Esther tient une maison d’hôte, pendant que son mari, qui ne parvenait plus à vivre de la pêche, ne revient que tous les trois mois. Et une femme a de quoi s’occuper, seule, en trois mois. Esther est musicienne, elle joue du piano, elle entretient sa dextérité, sans mener véritablement une grande carrière. Elle est jeune (elle n’a pas trente ans), et pourtant, j’ai eu l’impression d’avoir affaire avec un personnage plus âgé, indifférente à bien des choses, sans curiosité aucune, pas même pour le passé de son mari.

Puis l’intrigue s’enlise sur le récit de l’accomplissement d’une vengeance (sur près de la moitié du récit), alors qu’un autre personnage qui devait se venger, parce qu’il a été condamné alors qu’il était coupable (!) a un peu oublié de le faire, se dégonflant comme un ballon de baudruche. Même la choral qui devait donner un concert sur l’île passe très rapidement  à la trappe. Ses membres sont importants, oui. La musique, nettement moins.

J’ajoute que certains faits auraient dû être explorés et ne l’ont pas été, que des remarques mises « en passant », aurait dû donner lieu à de plus grands développement et que le dénouement est plus que largement bâclé. Le hasard fait parfois trop bien les choses – il aime beaucoup Esther Mahé, l’héroïne.
logologo polarchallenge-des-notes-et-des-mots-4