Archive | 22 février 2014

Marathon de lecture suédois

copie-2-de-dalahast-266x300Je commence le marathon demain, à 10 heures, mais je suis déjà à l’entraînement, avec le soutien de mes chers félins.

J’ai donc lu ce soir Mortel tabou, de Gilles Schlesser, soit 220 pages. A demain pour le début du marathon et bonnes lectures à tous les participants !

9 h 18 : le marathon commence bientôt. Les chats sont nourris – Nunzi et Ciboulette sont même en train de se faire belle après avoir couru partout – Lassie est sortie, Urgente sera bientôt nourrie également. Le temps est gris mais il ne pleut pas.

Je commencerai le marathon avec un roman policier suédois : La fête du cochon de Leif W Persson.

13 h 30 : j’ai fait beaucoup de ménage ce matin. Vive le balayage, le rangement, et les recherches pour mon déménagement. J’ai même déjeuné ! Je reprends le marathon. Je n’ai lu ce matin que 250 pages de la Fête du cochon.

16 h 06 : Annunziata et Ciboulette sautent un peu partout. Pour une fois que je fais un RAT sans chat malade, cela se fête ! J’ai terminé La fête du cochon, soit 312 pages et largement commencé Les terroristes de Maj Söjwahll et Per Wahlöö, soit 200 pages. J’en suis donc à 512 pages lues. IMG_001518 h 12 : j’ai lu 200 pages de plus des Terroristes de Maj Söjwahll et Per Wahlöö. J’en suis donc à  712 pages lues.

21h 42 : Arf ! Peux plus, j’arrête.

J’ai donc lu :

La fête du cochon : 312 pages.
Les terroristes : 516 pages.
Chant pour Jenny de Staffan Westerlund : 182 pages.
soit un total de 1010 pages, entièrement suédoises policières.

Ciboulette ronronne et masse toujours Nunzi.

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Bonne soirée et bonne lecture à tous !

Les ombres grandissent au crépuscule d’Henning Mankell

Mon résumé :

Nous sommes en Suède, en 1957. Le climat est rude, les gens le sont plus encore. Joël, douze ans, vit seul avec son père bucheron depuis sa mère les a abandonnés. Un jour, il manque de se faire renverser par un bus. Il est miraculé. Il décide alors d’accomplir une bonne action, en remerciement de ce miracle.

Winter on the island II

Mon avis : 

Je n’avais jamais été déçue par un roman d’Henning Mankell. Il y a un début à tout.
J’ai aimé certains aspects du récit, comme la peinture de la vie rude, dans ce coin perdu de la Suède. A cette époque, une opératrice téléphonique opérait encore, de jour comme de nuit, pour mettre en communication les bienheureux (et rares) possesseurs du téléphone. A cette époque, les institutrices pouvaient pincer les oreilles jusqu’à arracher des larmes à leurs élèves. A cette époque, un homme qui fait la vaisselle n’est pas vraiment un homme, et ne fait donc pas un compagnon possible.
Joël, lui, veut rendre l’une de ses seules amies heureuse, en lui trouvant un compagnon. Las ! Gertrude, défigurée par une opération ratée, se retrouve encore plus isolée, encore plus en but à la moquerie des personnes normales après l’intervention de Joël. Et sa « vengeance » est extrêmement puérile, digne d’un enfant de douze ans immature. J’avais presque envie de lui donner des gifles tant sa naïveté est flagrante. Est-ce parce que son père, si bourru soit-il, a toujours cherché à le protéger ? Est-ce parce qu’il trouve trop souvent refuge dans l’imaginaire, face à une réalité hostile ? Il exprime souvent son désir de quitter le monde de l’enfance pour celui des adultes, cependant il ne comprend pas les émotions, les réactions des adultes qui l’entourent, perdu qu’il est dans son monde. Et le roman de s’arrêter presque là où il avait commencé.
Ce roman de littérature jeunesse a peut-être trouvé son public en Suède. Je me demande ce qu’il en est en France : sa rudesse, son décalage, séduirait-il de jeunes lecteurs ?

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