Archive | 2 février 2014

Le peintre d’éventail d’Hubert Haddad

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Présentation de l’éditeur :

C’est au fin fond de la contrée d’Atôra, au nord-est de l’île de Honshu, que Matabei se retire pour échapper à la fureur du monde. Dans cet endroit perdu entre montagnes et Pacifique, se cache la paisible pension de Dame Hison dont Matabei apprend à connaître les habitués, tous personnages singuliers et fantasques.
Attenant à l’auberge, avec en surplomb la forêt de bambous et le lac Duji, se déploie un jardin hors du temps. Insensiblement, Matabei s’attache au vieux jardinier et découvre en lui un extraordinaire peintre d’éventail et un subtil haïkiste. Il devient peu à peu le disciple dévoué de maître Osaki.

Mon avis :

Nous sommes au Japon, au Nord-Est de l’île de Honshu. Le lieu est à la fois hors du temps, et ancré dans la réalité historique du  XXe et du XXIe siècle, par la destinée des personnes qui y vivent. L’un aura perdu les siens lors des bombardements, un autre le tremblement de terre de Kobe, certains auront connu des tragédies intimes, tous seront confrontés à une autre tragédie, encore.

Tous aussi sont liés à la pension de dame Hison. Peu de va et vient : ceux qui trouvent ce refuge y restent pour très longtemps. Parmi, le narrateur premier de ce roman, Xu Hi-Han. Au moment où tout est bouleversé, il a la rude tâche de faire perdurer le souvenir du « peintre d’éventail », ou plutôt des peintres, car Matabei a été le disciple de maître Osaki, tout comme Xu Hi-Han se réclame de Matabei.

Ici, l’art est vécu en lui-même, sans recherche de gloire, sans penser à la postérité. L’artiste ne s’en préoccupe pas, il recherche la perfection – épurée à l’extrême. De même, l’auteur a atteint lui aussi une forme de perfection dans son écriture.  Le roman particulièrement complexe, par sa chronologie, par ses changements de narrateur, et jamais la complexité ne s’affiche, laissant la place à la poésie des images, des soins, des couleurs. A la violence des éléments aussi, crue, nette.

Le peintre d’éventail est un grand roman par la richesse des thèmes qu’il développe et par son extrême concision.

J’ai lu ce livre dans le cadre du prix Océans France O.

Bilan de janvier 2014

Je n’aime pas les bilans, je tente néanmoins courageusement d’en dresser un.

J’ai lu un peu de littérature anglaise, avec Vieille dame en péril de Margareth Yorke etL’énigme du poison putride d’Emma Kennedy.

J’ai lu, par contre, beaucoup de littérature française ou francophone, ayant commencé l’année avec le classique L’affaire Blaireau d’Alphonse Allais. J’ai aussi lu L’armée furieuse de Fred Vargas qui était dans ma PAL depuis plusieurs années, La passe-miroir, tome 1 de Christelle Dabos, un très bon premier roman, Zola Jackson de Gilles Leroy un très beau roman sur l’ouragan Katrina,L’assassin des cathédrales d’Yves Josso, un roman historique entre Bretagne et Normandie,Dame de trèfle d’Alexis Lecaye,un roman aussi vite lu qu’oublié,Les fourmis rouges d’Edith Serotte, une belle découverte, Jeune fille vue de dos de Céline Nannini etA nous deux, Versailles d’Anne-Sophie Silvestre.
Neuf romans français ou francophones, cela ne me ressemble pas. J’ajoute que j’ai lu Le peintre de l’éventail d’Hubbert Haddad, et que la chronique paraîtra ce soir.

J’ai aussi lu des romans européens.

Pour la Suisse, j’ai beaucoup aiméAnthea Minkowki et l’affaire du violon de Dante d’Anouchka Palmieri.

Pour la Belgique, j’ai nettement moins apprécié La nostagie heureuse d’Amélie Nothomb.

Pour la Suède, j’ai lu Les chiens de Riga d’Henning Mankell, le roman de littérature jeunesse Les cousins Karlsson, tome 2 de Katarina Mazetti. ou l’oubliable La comptine des coupables de Carin Gerhardsen

J’ai lu aussi des romans américains comme le très raté Level 26 d’Anthony E Zuiker. et le très réussi Coyote Crossing de Victor Gischler.  Je n’ai garde d’oublier les romans de littérature jeunesse Le mystère des pavots blancs de Nancy Springer et Le secret de l’éventail de Nancy Springer ainsi que Skeleton creek, tome 4 : le corbeau de Patrick Carman

J’ai également lu deux bandes dessinées, le magnifique Elinor Jones, tome 3 : bal d’été d’Algésiras  et le charmant La rose écarlate, missions, tome 1.

Il me reste à chroniquer Le retour du Broussard d’Arthur Upfied et La grande embrouille d’Eduoardo Mendoza – soit 23 livres et 2 bandes dessinées lues en tout.

Bon mois de février à tous !

DSCN0932Chablis, pris en photo le 2 février 2014, après brossage et peignage.