Archive | 2 janvier 2014

Level 26 d’Anthony E Zuiker.

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6l4mMon avis :

Je n’aime pas, mais alors pas du tout, commencer un challenge avec un titre qui m’a déplu au plus haut point. Je ne pensais même pas qu’il soit possible d’écrire, de nos jours, un roman aussi mauvais. Serai-je capable de lui trouver une qualité ? Oui : le texte est écrit gros et se lit vite.

L’auteur est également le créateur de la série Les Experts. J’aime beaucoup cette série, et l’auteur aurait dû se contenter d’écrire des feuilletons, non de commettre ce roman qui semble avoir eu du succès, j’ai vu les tomes 2 et 3 à la bibliothèque (non, parce que les lire… très peu pour moi !).

Prenons le personnage du tueur en série. Il est insaisissable. Il sévit au quatre coins du globe depuis des années, et personne n’a pu l’arrêter. Il est tueur en série à plein temps, si je puis me permettre : nul besoin de gagner sa vie, nulle famille, nulle difficulté à passer les frontières. Il ne doit d’ailleurs jamais faire ses courses, ou porter sa voiture au garage, ni avoir des soucis de plomberie ou d’électricité, bref personne pour croiser sa route, si ce n’est ses très nombreuses victimes. Je demande instamment à connaître l’école de tueur en série qui l’a formé.

Revenons maintenant à l’enquêteur. J’ai beaucoup aimé Riggins – finalement, j’ai trouvé un point positif. Un homme fort sympathique, pris au piège de la raison d’état. Il aurait mérité d’être le héros de cette enquête, il aurait été parfaitement crédible. Sauf que ce n’est pas lui que l’auteur a choisi mais Dark et sa femme Sibby.

Ou comment marier la collection Harlequin avec une histoire de tueur en série (et tant pis si je choque ceux qui ont aimé ce livre). Sibby, enceinte de huit mois, sportive mais fatiguée par sa grossesse et les bouleversements hormonaux (là, je cite presque le livre) est harcelée par un dingue qui lui envoie des textos régulièrement. Plutôt que d’en parler à son mari, elle se tait, car le mieux est d’ignorer ce genre de personnes, elles se lassent d’elles-mêmes. Puis, il ne faut surtout pas inquiéter son cher et tendre, il en ferait une montagne, déjà qu’il a taaaaaaaaaant de soucis. Puis, ce n’est pas comme si un tueur en série ne rôdait pas autour de leur maison, pour ne pas dire dans leur maison. Je vous passe sous silence (en fait… non) sa réaction quand son mari lui annonce la mesure qu’il a prise pour la protéger. Ce n’est pas qu’elle agit en dépit du bon sens, non, c’est simplement qu’elle se conduite comme une gamine capricieuse et irresponsable. Il sera bien temps, après, de se comporter comme une « bonne maman ». Je vous passe également sous silence d’autres rebondissements tellement usés qu’il en est presque scandaleux de les utiliser encore (voir de les avoir utiliser un jour).

Avalanche de sang, de torture et d’invraisemblance, Level 26 est tout simplement un ratage. Si vous souhaitez lire un très bon roman avec un tueur en série, je vous conseille le glaçant Délivrance de Jussi Adler-Olsen, une véritable réussite.

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La rose écarlate, missions, tome 1.

Présentation de l’éditeur :

Depuis peu fiancée à Guilhem, Maud, alias la Rose écarlate, n’a rien perdu de sa fougue, ni de ses convictions, toujours prête à défendre les opprimés. Côté bonnes manières, en revanche, la belle a quelques efforts à faire. En proie à une terrible crise de jalousie depuis l’arrivée d’Adèle, la justicière devra pourtant garder son sang froid afin de démasquer ce mystérieux fantôme tueur de jeunes femmes rousses…

Merci à Babelio et aux éditions Delcourt pour ce partenariat.

Mon avis :

La Rose Ecarlate est une bande dessinée pour fille, voir pour fifille, voilà tout ce que je savais sur elle, et c’est fort peu. Autant dire que j’avais très bien compris que ce commentaire était un peu péjoratif.

Qui est cette Rose ? Elle se nomme en réalité Maud – et je suis presque sûre que tous les fans de la série le savent. Aidé de Guilhem, son fiancé, dit « Le renard », elle détrousse les riches pour donner aux pauvres, ce qui n’est pas sans rappeler un certain Robin des Bois. Sa tête est mise à prix, celle du Renard aussi, si ce n’est que la récompenser est plus élevé pour le garçon, qui est nécessairement, n’est-ce pas, le cerveau de leur organisation. De quoi faire fulminer largement Rose, dont la tenue m’a rappelé celle des Cat’s eyes : même ses expressions et celles de Guilhem sont proches de celles des personnages de mangas. Pour attirer les plus jeunes, qui connaissent mieux cet univers que les bandes dessinées traditionnelles ? En tout cas, cela fonctionne sur les lecteurs adolescents.

Ce à quoi ils sont confrontés dans cette mission est pourtant bien différent : des jeunes filles, rousses comme Maud ou Adèle, l’amie d’enfance du Renard, sont impitoyablement enlevées. Feront-elles preuve de prudence, en cessant toute activité nocturne ? Rien n’est moins sûre. Leurs adversaires paraissent insaisissables, dans une ambiance nocturne pas si effrayante que cela, en dépit des dangers encourus. Les couleurs, des nuances de mauve et de violet, sont trop douces, l’humour bien présent pour générer une tension suffisante.

La rose écarlate est une bande dessinée divertissante et sympathique, mais elle n’atteint pas, à mes yeux, le niveau des grandes réussites telles que les Quatre de Baker Street et Blacksad.

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