Archive | 31 décembre 2013

Que le spectacle commence ! mon challenge personnel

Satin et Silver-LukeJe vous rassure tout de suite : je ne suis pas en train de créer un nouveau challenge, non. La preuve : ce logo m’est totalement personnel.

J’ai envie de réunir, sous une même appellation, des livres qui parlent de spectacles (cinéma, théâtre, opéra…). Ainsi, je viens de lire Le quadrille des maudits, en plein dans l’industrie cinématographique naissante, et je m’apprête à lire Le crime de l’albatros, qui parle aussi de cinéma. Mon but est de montrer quel est la place de ces arts à l’intérieur de la littérature, et aussi de rapprocher différents romans.

Peut-être existe-t-il un challenge « officiel » sur le sujet, mais je n’ai nulle envie de le chercher. En 2014, je pense participer de moins en moins à des challenges, mais peut-être que je me trompe et que je retrouverai ma challengite aigue.

Bilan livresque de l’année 2013

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Je dresse rarement des bilans, et si je me tourne vers l’année passée, c’est pour en retenir les souvenirs positifs et l’évolution de mon blog.

Tout d’abord, je suis véritablement revenue à mes amours, à savoir les romans policiers et les polars. J’en ai lu une soixantaine l’an dernier, dont quarante depuis juillet. Je reste également fidèle à cette habitude que j’ai reprise depuis octobre 2012 de lire à la file plusieurs romans d’un auteur que j’aime. C’est ce que j’ai fait avec les romans de Ken Bruen ou ceux de  Gilda Piersanti. Je n’ai garde d’oublier Andrea Camilleri. L’indigestion littéraire ne m’a jamais fait peur.

La littérature jeunesse a également une place importante, et pas seulement à cause de mon métier : les productions actuelles sont bien différentes de ce qui était proposé dans ma jeunesse. J’ai découvert cet année deux auteurs anglais fabuleux

Ils ne sont pas les seuls que j’ai appréciés, et la lettre K semble le point commun de mes chouchous de l’année :

Madame Pamplemousse et la confiserie enchantée de Rupert Kingfisher.

43, rue du vieux cimetière de Kate et Sarah Klise

17 Lunes de Kami Garcia et Margareth Strohl

Seule exception  :Montmorency d’Eleanor Updale.

La littérature anglo-saxonne est toujours aussi présente, avec près de 80 livres lus et chroniqués depuis le début de l’année. Et ce n’est pas fini : je ne vois pas l’intérêt de me priver de la littérature qui me plaît !

Je voudrai également citer deux premiers romans, dont les auteurs sont à suivre à mes yeux :

Corpus Equi de Diane Ducret.

Bérénice 34-44 d’Isabelle Stibbe

Ce qui m’attriste, en revanche, est le déclin de la littérature nordique sur mon blog. J’ai lu un roman policier danois, un autre finnois (oubliable)  un roman épistolaire islandais, un roman de littérature jeunesse norvégien, et c’est tout. Et quand je relis mon bilan de l’année 2012, c’est vraiment étonnant : mes cours de cœur étaient alors islandais.

Autre déclin : les mangas (ils étaient très nombreux lors du bilan 2012). J’en lis de moins en moins, et ne les chronique pas toujours.

Par contre, j’ai lu quelques bandes dessinées, j’ai découvert ainsi de belles séries comme Les quatre de Baker Street. Et je ne compte plus combien de livres je lis par mois.

Je vous laisse sur ces quelques mots, et vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année.

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1q84 d’Haruki Murakami, livre 1 : avril-juin de Murakami.

Murakami

Présentation de l’éditeur :

C’est l’histoire de deux mondes, celui réel de 1984 et un monde parallèle tout aussi vivant, celui de 1Q84. Deux mondes imbriqués dans lesquels évoluent, en alternance, Aomamé et Tengo, 29 ans tous deux, qui ont fréquenté la même école lorsqu’ils avaient dix ans. A l’époque, les autres enfants se moquaient d’Aomamé à cause de son prénom, « Haricot de soja », et de l’appartenance de ses parents à la nouvelle religion des Témoins. Un jour, Tengo l’a défendue et Aomamé lui a serré la main. Un pacte secret conclu entre deux enfants, le signe d’un amour pur dont ils auront toujours la nostalgie.
En 1984, chacun mène sa vie, ses amours, ses activités.

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Circonstance de lecture :

Ce roman est dans ma PAL quasiment depuis sa parution. Je l’ai lu cette semaine, entre deux soins à mes chats malades.

Mon avis :

Ai-je aimé ou non ce livre ? Pas suffisamment pour avoir envie d’enchaîner avec le tome 2.

Ce livre est déroutant,il nous plonge dans un univers riche et distordu par rapport au nôtre. Nous sommes en 1984, comme dans le roman de Georges Orwell, référence assumée, mais le monde est différent de ce qu’avait imaginé Orwell, comme le monde imaginé est différent de celui que les lecteurs de 2013 ont connu.

Pour moi, ce livre devrait être lu après Underground , en dépit de l’ordre de traduction en France : Underground a précédé l’écriture de 1Q84, et je suis persuadée que les témoignages recueillis par Murakami sur la secte Aum a influencé le choix de son sujet  : il est aussi question d’une secte, repliée sur elle-même, qui n’admet en son sein que des personnes cultivées, déçues par le monde dans lesquelles elles vivent. L’un des personnages est aussi lié à une mouvance religieuse dissidente : Aomamé a eu le courage de fuir les Témoins de Jéhovah, leurs croyances et de quitter ses parents alors qu’elle était toute jeune. Rares sont ceux qui ont autant d’audaces si jeunes… Ceci explique peut-être la construction (solitaire) d’Aonamé, et son métier si particulier, non de tueuse à gages, mais de vengeresse non masquée pour les femmes qui ont eu à subir la brutalité des hommes. Comme si la société japonaise n’offrait aucune réponse légale, judiciaire aux violences faites aux femmes – et que celles-ci n’avaient d’autres échappatoires que la mort ou la violence. Constat sombre ? Oui, indubitablement.

De l’autre côté (dans l’autre monde ?), nous avons Tengo, enseignant, célibataire, une maîtresse qui le satisfait pleinement, un roman en cours d’écriture. En apparence, il est un jeune homme équilibré. En apparence seulement, car lui aussi a subi une enfance dysfonctionnelle, très éloignée de celles de ses camarades de classe. Il devient de plus un écrivain à part puisque sa propre oeuvre est laissée de côté, au profit de la réécriture du première roman d’une toute jeune fille, rescapée (comme Aonamé) d’une secte.

L’écriture et la lecture sont, me semble-t-il un autre thème phare de cette oeuvre, pas seulement à cause d’Orwell, mais aussi à cause de Tchekhov, et de son voyage à l’île de Sakhaline, et des connaissances littéraires de Fikaeri, presque anachronique : elle a appris ces dits en les écoutant, non en les lisant. Paradoxe d’une œuvre écrite qui fait appel à l’ouïe : l’oeuvre débute par une évocation de la Sinfonietta de Janacek, fil rouge musical de ce premier tome.

Ce que je crains pour la suite de la trilogie ? Non le style de Murakami, tout en fluidité, mais des digressions pas toujours intéressantes : les nombreuses aventures sexuelles d’Aonamé, par exemple, ne m’ont pas réellement intéressées. Et telle que je me connais, il faudra au moins un an avant que j’ouvre le tome 2.

petit bac

2013 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2.700 personnes. Ce blog a été vu 23  000 fois en 2013. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 9 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.