Le rossignol de Stepney – Etien, Legrand et Djian.

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Présentation de l’éditeur (extrait) :

Hiver 1891. Londres est sous la neige et nos héros sont dans la panade. Chargés par leur célèbre mentor de garder un oeil sur un jeune lord amoureux d’une jolie chanteuse de cabaret, nos apprentis détectives se retrouvent bientôt aux prises avec la pègre de l’East End…

Mon avis :

Je termine par cette lecture mon incursion cette année dans le monde des Quatre de Baker Street. Il me reste à lire le hors-série, qui raconte notamment comment ils se sont rencontrés, et à attendre la parution du tome 5.

Après la pluie, omniprésente dans le tome 2, c’est la neige que doivent affronter les quatre – et ce n’est pas le moindre de leur souci. Sherlock Holmes, lui, est ravi car il a trouvé un adversaire à sa taille, le Napoléon du crime, j’ai nommé le bien connu professeur Moriarty. Tout à son enthousiasme, il confie une mission aux Quatre car il n’a pas le temps, mais alors vraiment pas, de s’occuper d’affaires banales, c’est à dire de surveiller un jeune lord qui s’encanaille dans l’East End alors que ce cher Watson, lui, s’encroûte littéralement dans les joies de la vie conjugale. Sherlock Holmes apparaît peu au début de cette aventure, mais les vignettes qui lui sont consacrées sont vraiment lyriques.

Mission facile ? Les Quatre se réjouissent mais ils vont très vite déchanter. Dans l’East End règne la pègre, et la police n’est pas très regardante, du moment qu’elle touche sa part dans le rackett organisé qui sévit en ces lieux. Et si la beauté du Rossignol n’a d’égal que la pureté de sa voix, elle laisse insensible le trop fameux Bloody Percy.

Il a beau emprunté son prénom à un célèbre chevalier, le Mal est la seule chose qui l’intéresse. Il a également une vanité démesurée, comme surplus de qualités.  Grâce à ces talents de destructeur, il offre de très belles scènes d’incendie, de carnage, et donne ainsi l’occasion aux Quatre de prouver leur astuce et leur courage – essayer de sauver quelqu’un, c’est bien, y parvenir, c’est mieux.

Mais leurs problèmes, et surtout ceux de Lord Neville, le jeune homme qu’il devait surveillers, ne sont pas résolus pour autant. Plus implacables que les voyous de l’East End sont les aristocrates des beaux quartiers – ils ont la loi, l’argent et le pouvoir de leur côté. Rien ne doit venir ternir leur image. Aucun scandale ne doit venir entacher leur nom. Les Quatre, et surtout Charlie, devront utiliser tous leurs atouts pour mener à bien la mission qu’ils se sont fixés – et dire que Sherlock Holmes est injoignable.

Le rossignol de Stepney est une implacable réussite, qui nous montre les facettes les plus brillantes et les plus obscures du Londres victorien.

 

 

 

 

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4 réflexions sur “Le rossignol de Stepney – Etien, Legrand et Djian.

    • Bonjour
      Merci, bonne année également.
      Je le conseillerai à partir de dix/onze ans : il est quand même question d’internement en asile psychiatrique, de tentatives de meurtres, et certaines scènes sont assez saisissantes.

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