Archive | 17 décembre 2013

The Agency : le pendentif de jade d’Y. Lee

Présentation de l’éditeur :

Première mission de Mary Quin pour The Agency, institution au service de Sa Majesté : s’infiltrer comme demoiselle de compagnie chez Henry Thorold, soupçonné de trafic d’oeuvres d’art. Mais, dans cette mission où se croisent membres et amis de la famille – dont le troublant James -, elle n’est pas la seule à masquer ses véritables intentions…

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Mon avis :

Encore une héroïne, jeune et solitaire dans le Londres de la reine Victoria, me direz-vous. Certes. Si Mary n’est pas Pénélope (voir 12 minutes avant minuit) elle est une héroïne singulière, qui mérite qu’on s’attarde sur elle.

Le roman commence très fort, avec un procès, un jugement sans appel, même si l’accusée est une jeune adolescente. La justice victorienne est implacable pour les voleurs. Mary ne doit son salut qu’à une organisation qui a vu en elle des dons qu’elle doit développer. Autre force : plutôt que de nous raconter ses années d’apprentissage, l’auteur fait le choix de les passer sous silence. Nous retrouvons Mary sur le point d’accomplir sa première mission, qui l’emmènera dans la bonne société londonienne.

Bien sûr, tout ne se passe pas comme prévu – et je m’attendais un peu à ce que Mary découvre bien d’autres choses que ce qu’elle devait découvrir. Les Thorold semblent une famille ordinaire, uniquement préoccupée par leurs affaires et par le mariage de leur unique héritière. Une vraie peste que cette charmante jeune fille bien élevée, ayant toutes les qualités pour devenir l’épouse d’un riche industriel/commerçant/futur associé de son père. Mais s’il n’est pas facile d’être orpheline, il ne l’est pas d’être une jeune fille modèle dans une famille légèrement décomposée.

Les rebondissements se succèdent, les longueurs aussi- les 376 pages m’ont parfois paru fort longues. L’intrigue ménage toujours le suspense, tout en gardant des péripéties assez attendues, trop parfois. Et si certains éléments sont vraiment originaux, il est un coup de théâtre que j’ai vus venir de loin.

The Agency vaut surtout pour son héroïne au caractère bien trempé, à l’histoire singulière. J’espère que les volumes suivants se recentreront véritablement sur elle plus que sur les personnages secondaires, et lui offriront une intrigue à sa mesure.

Britishvictorien-2013défi premier roman