Archive | 11 novembre 2013

Compagnie K de William March

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Merci à Babelio et aux éditions Gallmeister pour ce partenariat.

Mon avis :

Il n’est pas neutre, pour moi, de partager mon avis aujourd’hui – et quitte à être largement en retard dans mon partenariat avec Babelio et les éditions Gallmeister, autant y mettre les formes.

Compagnie K est un livre fort, brut, dont j’ai bien du mal à parler. Pas de fioritures, de ces joliesses d’écriture qui cherchent à rendre un texte aimable ou à susciter une émotion facile. Non, ce récit fait entendre directement la voix des soldats, des gradés, du caporal au capitaine, en de courts chapitres, secs, nets, précis.

Bien sûr, ce roman n’est pas le premier – loin de là – à parler de la première guerre mondiale, et j’ai bien envie de citer toutes les grandes figures littéraires qui ont parlé de cette guerre, non pour les comparer, mais pour signifier que ce livre a sa place à leur côté. Parce qu’il parle des soldats américains. Parce qu’il montre l’avant (la vie à la caserne, l’arrivée en France) mais aussi l’après (dès la première page, en fait). Parce que vivants, morts, blessés, mutilés ont leur place. Parce qu’une même scène peut être racontée de plusieurs points de vue, regards croisés sur une même détresse, une même impuissance. Parce que ce livre m’a profondément ému, et que même refermé, il m’accompagne encore.

Compagnie K est un roman qui se lit plus qu’il ne se chronique.