Lucia Antonia, funambule de Daniel Morvan

lucia

Présentation du roman :

C’est depuis une presqu’île radieuse où le vent étincelle que Lucia Antonia consigne sur de petits carnets, par courts fragments frémissants, sa vie présente et passée. Endeuillée par la chute de sa partenaire funambule, son double lumineux, la merveilleuse Arthénice, Lucia Antonia a dû quitter le petit cirque fondé par son arrière-grand-père Alcibiade.

Comme suspendue entre deux mondes, entre le ciel et la terre, les vivants et les morts, dans les miroirs des salines, elle fait la rencontre d’Eugénie et Astrée, les réfugiées magnifiques, d’un garçon voilier, qui goûte le vin et tend le fil, et d’un artiste peintre, propriétaire de l’ancien moulin, qui semble vouloir ressusciter l’image brisée d’Arthénice…

Mon avis :

J’ai hésité avant de rédiger mon billet : devais-je laisser décanter ou écrire à chaud ? J’ai préféré cette deuxième solution.

Le sujet m’attirait, l’écriture ne m’a pas touché. Le style est très élégant, aucun doute. Cependant, la forme d’écriture choisie, très fragmentaire, ne permet pas le surgissement de l’émotion. Ce n’est pas de devoir recomposer l’histoire d’Arthénice et de Lucia Antonia qui m’a dérangée, c’est de ne pas avoir eu le temps de m’imprégner de cette histoire, tant les notes sont brèves (parfois trois à quatre phrases). J’ai bien plus été touchée par l’histoire d’Astrée, et par la protection que Lucia tisse autour d’elle, que par le destin d’Arthénice.

C’est dommage, car j’ai aimé cette plongée dans l’univers du cirque – un cirque sans animaux, où seuls les défis humains comptent. Ou comment affronter la mort permet de se sentir plus vivant, un thème qui hante décidément mes lectures en ce moment. Je pense que je le relirai un jour, en fragmentant ma lecture au rythme des carnets, et non en le lisant d’une seule traite.

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11 réflexions sur “Lucia Antonia, funambule de Daniel Morvan

  1. Je partage ton avis sur « l’empêchement de provoquer des émotions », c’est sans doute un effet de mise à distance nécessaire pour l’auteur. J’ai envie de le relire aussi, au calme (lu cet été, dans une période « à la bourre », il mérite mieux).

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