Archive | 9 octobre 2013

Le prince de la nuit, tome 1 d’Yves Swolfs

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Présentation de l’oeuvre :

Depuis la nuit des temps, les de Rougemont sont maudits. Un vampire aussi sanguinaire que séduisant, répondant au nom de Vladimir Kergan décime un à un tous les membres de cette famille, les poursuivant sans relâche jusqu’à leur extinction définitive.
Leur descendance se voue corps et âme à une quête unique: retrouver et tuer le vampire responsable de cette étrange malédiction qui pèse sur les leurs.

Avertissement : si vous avez une peur bleue des vampires, passez votre chemin. En revanche, si vous êtes fan de Dracula, ce livre est fait pour vous.

2195744554Mon avis :

J’ai cherché à la bibliothèque Jules Verne s’il possédait des BD fantastiques, j’ai trouvé celle-ci, et j’ai lu les deux premiers tomes. Autant vous le dire tout de suite, cette bande dessinée est violente, sanglantes, à la limite du soutenable parfois.

L’histoire commence par l’arrivée de Kergan, dans un choix de cadrage très cinématographique : une voix off  et un personnage qui s’approche. Nous sommes au Moyen âge, dans un chateau isolé, et si le sort de Marianne, la belle châtelaine, est tragique, il l’est à plus d’un titre, et ses malheurs ont débuté bien avant l’arrivée de Kergan. Quant à Jehan, son mari, il devient le chasseur, bien décidé à se venger celui qui a métamorphosé sa femme – et bien d’autres avant elle. Il est aussi décidé à expier ses fautes envers Marianne – un peu tard, me direz-vous. Sa quête sera sans relâche.

1933 : la quête de Jehan hante les nuits d’un jeune homme presque ordinaire. Pour le lecteur, il est dévident qu’il s’agit là du descendant du chasseur. Pour lui, rien n’est moins sûr, personne dans son ascendance n’a effectué le passage de témoin, mettant sous le coup du handicap (son grand-père est en fauteuil roulant) ou de son addiction au cognac et autres alcools forts cet oubli.

Si les dessins de l’époque médiévale rendent parfaitement compte de la solitude du chasseur et de la tension entre les populations, ceux de Paris 1933 montrent une société policée – dans laquelle le sang ne tardera pas à couler. Mention spéciale pour le commissaire, qui a les traits de Jean Gabin.

Le prince de la nuit comporte six tomes, je ne sais pas encore si je parviendrais à aller jusqu’au bout de cette série, bien écrite, bien dessinée, mais aussi très angoissante.