Archive | 8 octobre 2013

Défendre Jacob de William Landay

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Présentation de l’éditeur :

Depuis vingt ans, Andrew Barber est procureur adjoint du comté de Massachusetts. Admiré par ses pairs pour sa combativité au tribunal, respecté de la communauté, il est aussi un père de famille heureux, veillant sur sa femme Laurie et leur fils Jacob. Quand un crime atroce secoue la quiétude de sa petite ville, c’est la foudre qui s’abat sur lui : son fils de 14 ans est accusé du meurtre d’un camarade de classe.
Andrew ne peut croire à la culpabilité de Jacob et va tout mettre en œuvre pour prouver son innocence. Mais à mesure que les indices à charge s’accumulent et que le procès approche, certaines révélations surgies du passé sèment le doute et menacent de détruire son mariage, sa réputation et sa foi en la justice. Le dos au mur, Andrew devra faire face au pire dilemme de sa vie : choisir entre la loyauté et la vérité pour défendre cet adolescent qu’il connaît si mal.

Mon avis :

J’ai mis à dessein un renvoi au site Babelio, car ce livre plait beaucoup. Il ne m’a nullement accroché.

Je ne reparlerai pas de mon insensibilité légendaire, non. Je parlerai plutôt de ma capacité à me questionner sur un texte, à avoir des doutes. Andrew est le narrateur à la première personne, nous n’aurons que son point de vue tout au long du roman. Sa voix et celle de son remplaçant s’élève au début du livre, en un long interrogatoire. Elles reviendront à plusieurs reprises, sans que l’on puisse véritablement les situer par rapport au moment de la narration. Elles questionnent en tout cas, en dehors de toute normalité narrative. Pour faire plus simple, elles m’ont incitée à rester vigilante. En effet, Andrew, en vrai narrateur à la première personne, parsème son récit d’anticipation, qui nous avertissent sur la suite de l’histoire, et garde volontairement certaines informations capitales pour lui – au point que sa femme a ignoré une partie de l’histoire de son mari pendant trente ans. Peu crédible ? Je me dis que qui ne veut pas savoir ne découvre pas la vérité.

Andrew et Laurie sont presque trop amoureux pour être vrais. Pas un nuage dans leur mariage, des petites attentions naïves, encore aujourd’hui, un fils très ordinaire – jusqu’à ce que le crime et les accusations qui en découlent. Nous pouvons alors suivre pas à pas l’enquête, mais surtout la mise en place de la défense, qui dépend essentiellement des moyens de la famille de l’accusé – je ne pense pas que l’américain moyen puisse mettre en oeuvre des moyens aussi variés pour prouver l’innocence de son enfant. Même la piste génétique est envisagée ! D’un point de vue personnel, ce « gène du meurtre » me hérisse fortement, et me rappelle des combats nauséabonds des siècles derniers. Je ne sais ce qui est pire : croire que la médecine peut excuser un criminel ou croire que l’on peut être un « tueur-né ».

Les scènes de procès peuvent intéresser… des personnes qui ne regardent pas des séries télé judiciaires, comme New York Police criminel (oui, je regarde très souvent cette série pendant mes nuits d’insomnie). Pour ma part, passé ce fameux hérissement signalé plus haut, je n’ai pas été plus passionnée que cela. Quant au dénouement… il m’a tout autant dérangé.

Défendre Jacob est un livre que je crains d’oublier très vite. moisamericain