Archive | 6 octobre 2013

Généalogie en noir – pour Halloween

Je ne compte pas inclure cet article dans le challenge, je vous rassure tout de suite. Par contre, si vous venez de déjeuner, ou projeter de le faire, passez votre chemin.

Hier soir, je me suis lancée dans l’exploration des registres d’état-civil pour les années 1910-1912 des villes où vivaient mes grands-parents. Je cherche un fait précis, que je ne trouve pas.

En revanche, force est de constater que ma grand-mère avait raison, contre l’avis d’un cousin de mon grand-père : oui, mon grand-père a bien eu deux petits frères, morts jeunes (André et Marcel) et non, Fernand, père du sus-dit cousin, n’a jamais eu de soeur jumelle. Reste à savoir qui était cette petite fille dont Fernand se souvenait si bien et qui est morte jeune. A l’époque, mon arrière-grand-père déménageait souvent (cinq domiciles en dix ans), et comme il était l’aîné, il entraînait dans son sillage l’un ou l’autre de ses petits frères (François ou Joseph – qui n’avait que onze ans quand son aîné s’est marié).

Puis, la commune où a grandi ma mère contient, dans les années 1910, des actes de décès particuliers, qui feraient le bonheur des auteurs de romans policiers. En dix ans, trois corps ont été repêchés dans la Seine, un seul a pu être identifié. Pour l’un d’entre eux, son corps était dans un tel état de décomposition qu’il était presque réduit à l’état de squelette. Qui était cet homme ? Accident, meurtre, suicide ? Impossible à dire. Je n’ai jamais aimé emprunté le chemin qui longe la Seine derrière le cimetière du village….

Autre particularité : le flou artistique de l’état civil, impossible de nos jours. Ainsi, le décès d’une femme est signalé. Son âge est donné de façon approximative. Son nom aussi : elle disait s’appelait ainsi, et venir d’une autre région. On n’est pas allé plus loin.

Si un auteur de polars historiques voulait se pencher sur les archives, il aurait de belles sources d’inspiration.