La dame de Cachemire de Francisco Gonzalez Ledesma

dame

Présentation de l’éditeur :

Dans un passage sombre de Barcelone gît le cadavre de Paquito. Le représentant en bijouterie fantaisie a été dépouillé de tout, à une bague près, un rubis qu’il a payé de sa vie. À proximité du corps, une chaise roulante. L’inspecteur Méndez, flic poussif, parfois grossier mais d’une très grande sensibilité, traîne dans les parages. L’enquête n’est pas de son ressort mais la curiosité l’emporte. D’autant qu’on retrouve de nouveaux cadavres à proximité d’une chaise roulante. Qui à Barcelone peut se faire passer pour un infirme ? Et pourquoi ces meurtres sans lien apparent ?

Circonstance d’écriture :

J’ai lu ce livre voici quelques semaines déjà. Je ne le chronique que maintenant. Difficile parfois, de chroniquer un livre que l’on a aimé.

Mon avis :

Parfois, il est nécessaire de persévérer. Autant le premier contact avec l’inspecteur Mendez ne fut pas très réussi, autant les deux suivants le sont.

Disons le tout de suite : le personnage principal de cette série est Barcelone, ses vieux quartiers, voués à la démolition par la grâce de la spéculation immobilière. Barcelone et ses petites gens auquel on ne fait pas attention, sauf pour se souvenir… de les oublier très vite.

Mendez lui-même est un policier en voie de disparition, que l’on aimerait bien (ses chefs, ses collègues) voir enquêter ailleurs – ou  pas du tout.  Il n’est pas exempt de défaut, lui qui a tout de suite des idées préconçues au sujet du crime qui vient de se dérouler. La grande différence avec ses camarades policiers est qu’il est capable de repartir de zéro quand il se rend compte, fort marri, que les clichés issus des mélodrames n’ont pas leur place quand on pénètre dans la vie de gens ordinaires, qui tentent de s’accommoder du mieux qu’ils peuvent de sentiments extraordinaires (surtout dans l’Espagne où l’ombre de Franco plane encore).

Trouver le coupable n’est pas toujours satisfaisant, et Mendez pourrait le dire, en castillan ou en catalan. Même si la vengeance est souvent le moteur des romans de Gonzalez Ledesma, jamais il n’en fait l’apologie. Il est du côté de ceux qui essaient de vivre, malgré tout.

La Dame de Cachemire est un roman dont la noirceur n’est pas à démontrer.

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9 réflexions sur “La dame de Cachemire de Francisco Gonzalez Ledesma

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