Archive | août 2013

Tendre voyou, volume 1 de Mei Sakuraga

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Présentation de l’éditeur :

Le Conseil des Elèves garde toujours un oeil sur Towa Aikawa, un étudiant «délinquant» qui aime se cacher sur le toit de l’école, son petit endroit «illégal». Un jour, en allant sur le toit, il se retrouve nez à nez avec Mikado Shirahane, le garçon le plus sexy et intelligent de l’école. Pourquoi Towa tomberait-il amoureux de Mikado ? Peut-être à cause des baisers passionnés et des regards langoureux de ce dernier ?

petit bacMon avis :

Ce yaoi comporte à ce jour dix tomes. J’ai lu le premier, je ne pense pas lire les suivants.

Il est relativement court car il est suivi de plusieurs récits brefs – je ne m’y connais pas assez en yaoi pour savoir si c’est l’habitude , dans le cas de série. Il nous plonge dans l’univers du lycée, comme bien d’autres mangas avant lui (je pense au très connu Fruit Basket, ou Love HIna) et de son terrible conseil des élèves, qui veut réformer Towa, le « voyou ». Il a les cheveux blonds, des piercings. Face à lui, ous avons le ténébreux Mikado, élève surdoué. Ils tombent amoureux, et Mikado prend Towa sous son aile, de manière de moins en moins discrète.

Le décor a peu d’importance, dans ce yaoi, si ce n’est lorsque l’on voit Towa sur le toit. Le manga est raconté de son point de vue, nous n’ignorons rien de ses pensées, de ses sentiments. Il est très expressif, bien plus que Mikado, plus grand, plus massif (il occupe davantage l’image).  Bien qu’il ait l’image d’un rebelle, Towa est clairement le uke, et Mikado le seme (j’espère que je ne me mélange pas dans les termes – au temps pour moi).

Tendre voyou est une série presque mignonne (les dernières scènes sont vraiment pour un public averti, selon le terme consacré) mais j’ai préféré les yaois de Toko Kawai.

Cat’s eye, volume 5

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Présentation de l’éditeur :

Lassée que Toshio l’abandonne toujours en plein milieu de leurs rendez-vous amoureux Hitomi lui lance un ultimatum : entre Cat’s Eye et elle, il faut choisir ! Et c’est l’occasion pour la très tenace Asatani de tenter une nouvelle fois de démasquer les sœurs Kisugi…

Mon avis :

Ceci est le cinquième tome des aventures des trois sœurs. Elles ont plusieurs problèmes à résoudre : Toshio vit avec eux, son histoire d’amour avec Hitomi a beaucoup moins d’importance pour lui que d’arrêter les cat’s eyes. Ses sentiments à l’égard des jeunes et belles voleuses (d’une, en tout cas) sont ambivalents. Aï craint d’avoir été démasquée par une camarade de classe particulièrement fouineuse, et particulièrement difficile à neutraliser – quoique… quand on veut, on peut.

Seule Rui est presque tranquille, mis à part un amoureux particulièrement lourdaud.

Le graphisme est très vif, les actions sont nombreuses, les mimiques masculines outrées, face à l’impassibilité des femmes. Un manga drôle, divertissant, et même si les Cat’s eye ne dévalisent pas les riches pour enrichir les pauvres, leur démarche est fort louable. Une série que j’ai très envie de suivre, il faut juste que je trouve les autres tomes.

petit bac

Les quatre de Baker Street, tome 1 : l’affaire du rideau bleu

Baker StreetMon résumé :

Les quatre de Baker street sont trois au début de cette bande dessinée. Ils vivent à Londres, dans le quartier de Whitechapel, et s’ils sont inséparables, c’est aussi parce qu’il n’est pas d’autres moyens de survivre, dans ce Londres de 1889. Black Tom, Charlie et Bill ont cependant la chance de travailler pour Sherlock Holmes et le docteur Watson. Leur sort est presque enviable, jusqu’à ce que la fiancée de Black Tom soit enlevée, et qu’il décide de jouer les Lancelot.

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Mon avis :

J’ai découvert cette bande dessinée par la grâce de la bibliothèque Saint Sever, et je l’ai adoré.

Nos héros sont jeunes et fougueux, à commencer par Black Tom, irlandais (ne surtout pas se moquer de ses origines).  En plus, il est amoureux, de la toute jeune Betty.  Lui et ses compagnons Tom et Charlie (qui cache lui aussi un secret) ont la chance d’être des irréguliers de Baker Street, c’est à dire d’avoir un travail assuré et honnête grâce à Sherlock Holmes et Watson – pas comme beaucoup de gamins laissés pour compte. Dans l’East End, le pire est presque toujours sûr pour gagner de quoi subsister. Quand Betty est enlevée, Billy craint le pire, à juste raison.

Le monde que nous font découvrir les auteurs de cette bande dessinée est sordide, une cour des miracles à l’anglaise. Et si certains intérieurs sont somptueux – je pense ici aux maisons closes – c’est pour cacher une réalité plus sordide encore. Il ne fait pas bon être une jeune fille seule et sans appui, dans le Londres de 1889.

Les quatre de Baker Street, qui ne sont encore que trois (le quatrième membre ne manquera pas d’originalité) feront tout pour secourir Betty. Et si Sherlock Holmes et Watson apparaissent dans cette bande dessinée, ils ne voleront pas la vedette aux jeunes héros.

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L’école des dragons : tempête en plein ciel.

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Présentation de l’éditeur :
Rien ne va plus à l’école des dragons ! Cara est devenue une véritable dragonnière et remporte succès sur succès avec Voltefeu. Brianna, elle, cumule les échecs et laisse bientôt éclater sa jalousie envers Cara. Une sourde haine les oppose désormais, que la diabolique Hortense ne fait qu’envenimer à son profit.
Mon avis :

Ce roman est d’une lecture extrêmement facile, je crois que je n’ai pas lu un roman aussi vite depuis longtemps. Sa lecture a été relativement plaisante, cependant je ne peux que pointer les défauts de ce livre. Les personnages secondaires sont intéressants, ils sont nettement caractérisés mais ils n’ont pas la place qu’ils méritent dans le récit.

Pour les personnages principaux, omniprésents, c’est plutôt le contraire. Ils sont simplistes (je vous mets au défi de distinguer Carla de Brianna), l’intrigue l’est également (quelle sera la meilleure dragonnière ?), sa résolution est bien longue, avec des péripéties répétitives, entre les entraînements et les compétitions. Les personnages sont manichéens, surtout Hortense, la méchante de service, même pas charismatique. Heureusement, la dernière partie du roman (les cent dernières pages) est bien plus intéressante car elle sort du schéma convenu de l’intrigue principale. Elle met enfin en valeurs des personnages secondaires, et même si elle est au service de la leçon de morale délivrée par le livre (« les amis comptent plus que les rosettes » c’est-à-dire que la compétition), elle le fait d’une manière originale et spectaculaire.

Ce qui me dérange aussi, c’est que le livre vise très clairement les jeunes lectrices, et non les lecteurs. Je n’aime pas les  livres orientés, et je me rappelle un certain discours, qui voulait qu’un livre qui porte un cheval en couverture, ou qui parle d’équitation, se vende très bien. Remplacer les chevaux par des dragons, et vous obtenez la recette de l’école des dragons.

Ce livre remonte à 2008, et à ma connaissance, aucun tome 3 n’a été traduit en français. Existe-t-il en anglais ? Si oui, j’aimerais que des personnages comme Wilf, Wony, Ernestine ou Galven soient développés et que nous voyions davantage la patrouille en action.

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Les plumes à thème by Asphodèle

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Les mots à insérer sont silence, secret, regard, brume, cacher, dessert, chambre, hibou, résoudre, gomme, oeuf, intrigue, divin, oppressant, baigner, ésotérique, magie  et : luire, langueur, lanterne. Le thème est le mystère.

Vous allez rire, ou être envahi d’une langueur monotone, mais autant je suis à l’aise avec les loups-garous et autres trolls, autant je ne vous cacherai pas que la magie m’indispose. Je ne pourrai jamais me résoudre à écrire une intrigue dans le style d’Harry Potter et la chambre des secrets. Pas de baguettes qui luisent dans la brume, pas de formules ésotériques, pas même de hiboux – des œufs de dragons, à la rigueur. Je préfère parler du vampire qui considère d’un regard discret son thérapeute comme un divin dessert que de sorcières accomplissant à la lueur d’une lanterne un rituel oppressant dans le silence – ou le ratant, sans pouvoir d’un coup de gomme, effacer leurs consœurs qui baignent dans leur sang.

Et vous, que préférez-vous ?

Le grillon du foyer de Charles Dickens

Charles Dickens et ses fillesDickens et ses filles.

Présentation de l’éditeur :

La charmante Dot, elle-même la plus heureuse des femmes grâce à son John de mari et mère comblée d’un Baby angélique, ne peut pas supporter de voir les gens malheureux. D’un coup de ‘baguette magique’ donc, elle fait le bonheur de tous autour d’elle.

Mon avis :

Le grillon du foyer n’est pas le plus connu, en France, des contes de Noël de Dickens. Il faut dire qu’il commence de façon surprenante, par le chant du grillon et celui de la bouilloire. Il met en scène des personnages simples, comme John le voiturier et Dot, sa jeune et aimante épouse. Leur foyer est modeste, leur amour est palpable, par leurs petites attentions l’un envers l’autre, par leur sérénité aussi. Ils ont pour voisin Caleb, dont le métier est de fabriquer des jouets, ce qu’il fait avec beaucoup de soin. Un métier parfait pour un conte de Noël !

Parfait peut-être, mais pas enrichissant : Caleb, extrêmement pauvre, fait tout pour rendre heureuse Berthe, sa fille unique aveugle, quitte à lui mentir ou même à enjoliver la réalité, surtout en ce qui concerne leur patron, Tackleton. Celui-ci est le personnage antipathique par excellence, et s’il parvient à gâcher un temps le bonheur serein de John, il a la chance que celui-ci aime son épouse plus que lui-même. Tackleton aurait rencontré un Othello, et le drame était là. Il a été frôlé néanmoins.

Comme tout conte, tout est bien qui finit bien, l’amour triomphe – même Tackleton s’humanise ! Un court récit à lire, pour qui veut découvrir Dickens.

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