Archive | 24 août 2013

Les plumes à thème – dérive.

orphelins

Mon résumé :

Londres a appris la mauvaise nouvelle : Sherlock Holmes n’est plus. Il a disparu dans les chutes de Reisenbach, emportant dans son sillage le professeur Moriarty. En dépit des recherches, aucun corps n’a été retrouvé, flottant au gré des courants.  A Londres, les francs-tireurs de Baker Street, Billy, Tom, Charlie et Watson le chat sont en perdition. Comment garder le cap alors que leur héros a été emporté ? Qui veillera sur eux ? Pour couronner le tout, Percy, un dangereux criminel, s’est évadé et jure de se venger des anciens petits protégés de Holmes. Plutôt que de rester unis, les quatre se laissent emporter au vent mauvais qui souffle sur Londres.

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Mon avis :

Je tiens d’abord à préciser que je suis passé du tome 1 au tome 4 car les tomes 2 et 3 ne sont pas à la bibliothèque –il y a comme une faille dans les choix d’acquisition.

Je parlerai d’abord du graphisme, particulièrement réussi. Les images parlent d’elles-mêmes, et si certaines planches sont totalement dépourvues de mots, elles n’en restent pas moins particulièrement expressives – rien de malhabile dans ce procédé. La répartition des couleurs, qui distinguent bien les salons élégants des grandes maisons des lords du royaume et autres Amiraux des taudis des bas-fonds de Londres, est très parlante elle aussi.

 Billy est retourné auprès de sa famille, qu’il assiste dans leurs activités, que je vous laisse découvrir. Je vous dirai simplement que selon la police, voler est génétique pour les irlandais. Les flots d’imprécation lancés par la tante de Billy ne modifieront pas leur opinion. Tom déambule dans les rues, il est le seul à espérer et à craindre aussi les conséquences de l’évasion de Percy.

Charlie a moins de chance. Pour elle, ce sont les murailles d’un institut pour jeunes filles. Elles expient par leur travail leurs « fautes ». Pas de sentiments, un iceberg à la place du cœur pour les bonnes âmes qui gèrent cet établissement : la vie de leurs pensionnaires a moins de valeur que celle d’un esclave qui débarque du bateau sur le nouveau continent – lui a été acheté, et son prix doit être amorti. J’ai beaucoup aimé que l’auteur nous montre cet aspect du Londres victorien, sans le colorer de rose – nous sommes proches de l’univers de Dickens.

Même Watson le chat souffre, à sa manière, de la disparition du détective et de la dissolution de la bande des francs-tireurs.

Alors, comment se trouveront-ils à nouveau réunis ? Parviendront-ils à échapper à Percy ? Et surtout, à quand un tome 5, ce que nous laissent présager les toutes dernières images ?

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PS : oui, il y a deux mots que je n’ai pas placé. J’imagine mal Sherlock en train d’offrir une bouteille de liqueur de myrthe à son frère.