Archive | 13 août 2013

Meurtre au XVIIIe trou de John Erich Nielsen

meurtre

Présentation de l’éditeur :

Amanda Nelson est morte… L’Américaine était la maîtresse de Will Tyron Jr, le n°1 mondial de golf . Elle était aussi la fille du général Boyle, le conseiller militaire du dernier Président des Etats-Unis.
Beaucoup de passions autour de cette jeune femme. Trop sans doute : on lui a fracassé le crâne, avant de l’enterrer sous un bunker du parcours de St. Andrews…

Mon avis :

Ce livre est le premier roman de John Erich Nielsen, auteur rencontré au salon du livre de Franqueville Saint Pierre.

Le premier mot qui me vient à l’esprit pour le qualifier est « distrayant ». Le jeune inspecteur doit faire la liaison entre l’équipe partie en vacances et celle qui en reviendra en septembre – pour la continuité de l’enquête, vous vous repasserez les dossiers. Il a un physique plus qu’atypique, et immédiatement reconnaissable. Une manie : l’usage du dictaphone. De quoi perturber quelques interrogatoires – et quelques suspects.

L’enquête le mènera de l’Écosse à l’Irlande, en passant par les États-Unis, sur les traces du circuit de golf international. Cette enquête nous permet vraiment une immersion dans ce sport, ses enjeux et ses ambitions. Nous en apprenons beaucoup, sans jamais tomber dans un texte didactique.

Même si l’intrigue reste classique, et le mobile sordide, Meurtre au dix-huitième trou reste un roman policier agréable à lire. Je lirai sans doute d’autres romans de cet auteur, si je parviens à les trouver.

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Généalogie (3)

C’était ou un troisième article sur la généalogie, ou vous parler de mes insomnies.

Après les filles-mères, après les enfants nés peu de temps après le mariage (voir peu de temps avant), il existe une troisième catégorie qui choque, pour en pas dire traumatise certaines personnes à qui je fais pars de mes recherches : les divorcés.

En 2013, un mariage sur trois (ou sur deux, selon que vous viviez en ville ou à la campagne) se termine par un divorce. Je n’ai aucune raison d’être « traumatisée » (sic) parce que mon arrière-grand-mère a divorcé en 1933, à l’âge de 45 ans. Pour répondre à une autre question que l’on m’a posée, oui, je m’en suis remise, non, je n’ai pas eu besoin d’une thérapie !  Zut, à la fin, mon arrière-grand-mère était une femme de caractère, mon arrière-grand-père lui a donné la plus belle preuve d’amour qui soit en la laissant libre (il l’aimait encore, c’est une certitude) – prendre des décisions courageuses et honnêtes, c’est plutôt une bonne nouvelle.

Geneviève s’est remariée six ans plus tard, avec son compagnon. Question suivante : fut-il bien accepté par sa belle-famille ? Oui. Le choix des témoins le prouve. Connaissant un peu le caractère de Geneviève, voici comment j’imagine … sa demande à ses futurs témoins.

– Célestin !

– Oui, grande soeur ?

– Tu seras mon premier témoin à mon mariage.

– Oui ! (Tout juste s’il n’ajoute pas « oui, chef, bien chef »).

Ils étaient très proches, ils le sont toujours : la tombe de Geneviève fait face à celle de Célestin.

Second témoin.

– René ?

-Oui, dit René B

-Oui, dit René E

-Ouiiiiiiiiiiiiin, répond Renée.

– Mais non, pas toi René B, tu es mon fiancé. Ni toi, RenéEuh, tu es ma petite-fille. Vous, mon gendre, vous serez mon second témoin.

– Oui, Geneviève.

J’aurai aimé être à la mairie, le jour du mariage. Pensez donc : une mariée de 51 ans, un marié de 33 ans, et un gendre-témoin de 33 ans également, accompagné de sa femme et de ses cinq filles. Ajoutez que marié et témoin portaient le même prénom….

Je terminerai par une pensée pour Eléonore E****, les deux, celle qui est né le 22 janvier 1815, et celle qui est née le 12 août 2013. Bienvenue à ma petite-nièce.