Archive | 23 juillet 2013

Zalbac Brothers de Karel de La Renaudière

Mon avis :

Merci à Babélio et aux éditions Albin Michel pour ce partenariat, ans le cadre d’une opération Masse Critique spéciale.
Depuis que j’ai terminé la lecture de ce livre, c’est à dire depuis presque deux semaines, je me demande bien comment je rédigerai mon avis. L’indulgence a ses limites, donc autant que je sois le plus sincère possible.

J’ai déjà eu un petit soucis avec le titre : Zalbac Brothers. Bien sûr, si l’on inverse, on obtient Balzac, et l’on pense immédiatement à la Comédie humaine, à Rastignac et son désir de conquérir Paris. Zalbac m’a fait penser à Rosemary Albach-Retty et à l’un de ses derniers rôles dans La Banquière. Autant dire qu’un auteur ne maîtrise pas toujours les associations d’idées qu’il fait naître.

Son héros, Jean, est orphelin, né des amours de sa mère et d’un étudiant américain. Il a grandi et a étudié aux Andelys (moi aussi), chez les jésuites (j’étais à saint Joseph) où il s’est fait un « ami » pour la vie. Il étudie à Paris, il apprend les arcanes de la finances et le violon, puis part à New York où il est remarqué par Bruce Zalbac lui-même. Jean gravit ensuite un à un les échelons de la société, en dépit d’ennemis nombreux. Il vivra d’autres coups durs, surtout après la mort de son mentor, qu’il surmontera vaillamment (ou pas). Si vous avez déjà l’impression d’avoir lu cette histoire quelque part, c’est normal, elle est extrêmement classique, pour ne pas dire que les clichés succèdent aux rebondissements invraisemblables.

Je ne vous les dévoilerai pas, rassurez-vous. Cependant, l’un d’entre eux, le principal, m’a semblé tout droit sorti d’un Harlequin, et ce que j’accepterai sans souci de l’un, ne passe pas dans un roman qui se veut sérieux (ou alors, il s’agit d’une parodie, et je suis passée à côté). Je n’ai pas trouvé de personnages sympathiques, sauf, le temps d’une apparition, le luthier qui répare le violon pulvérisé de Jean, et les (authentiques) violonistes croisés lors de cette visite.  Les hommes ne pensent qu’à vaincre, s’enrichir, les moyens ne comptent guère, les êtres humains non plus.  Quant aux femmes, elles sont caricaturales. Prenez Charlotte, la partenaire de couette de Jean : rien dans la tête (et pourtant, elle dirige une partie importante de l’entreprise familiale), tout dans les caprices et les bouderies. Prenez son « amie », elle excelle surtout dans les duperies et la fréquentation « par amour » des clubs libertins – et un autre clin d’oeil appuyé à l’actualité. Même Susan est un cliché de la littérature à l’eau de rose.

Je garde un point positif pour la fin : ce livre est très facile à lire, les pages se tournent toutes seules et peut éventuellement constituer un divertissement – si vous êtes indulgent.

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Le chat qui voyait rouge de Lilia Jackson Braun

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Mon résumé :

Jim Qwilleran vit dans un petit appartement avec ses deux chats siamois. Après une tentative de détartrage des dents félines plus que périlleuses chez le vétérinaire, celui-ci conseille à Jim de consulter un docteur en urgence pour lui-même. Jim se retrouve au régime et chargé de la nouvelle rubrique gastronomique du journal.

Mon avis :

Voici une des premières enquêtes de Jim Qwilleran, bien avant qu’il ne devienne riche, grâce à un héritage providentiel.

Il est donc obligé d’écrire une série d’articles alimentaires (dans les deux sens du terme) et se rend dans une maison d’artiste, dont l’héritier se doit d’héberger des artistes de tout bord et de toutes sortes, dont un couple de potiers. Il découvre qu’il s’agit là de Joy, son ex-fiancée, qui l’a plaquée vingt ans plus tôt.  Elle n’a pas changé – du moins, aux yeux de Jim. Elle a des problèmes de couple – c’est embarrassant. Elle ne choisit pas la voie la plus simple pour les résoudre – l’avenir prouvera à Jim qu’il avait raison (je ne vous dirai pas à quel sujet).

Tout semblerait presque paisible, n’étaient des faits qui, pris isolément, étaient déjà dramatiques, mais mis bout à bout, crée un climat de peur et de suspicion dans ce qui devrait être un havre de paix. Autant dire que les nerfs de Qwill sont mis à rude épreuve. Sous tension, presque seul avec ses deux siamois contre tous, il doit répondre coup par coup à chacune des manoeuvres de son adversaire – et aux réactions des autres locataires, parfois extrêmement angoissantes. Et si le chat voit rouge, c’est parce que cette enquête est l’une des plus sanglantes de la série – même en ne tenant pas compte des suicides et morts accidentelles.

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