Les plumes à thème n°9 by Asphodèle

logo-plumes2-lylouanne-tumblr-com

Mon résumé : le poste de directeur d’un pensionnat de louveteaux n’est pas des plus reposants. Après la découverte de son prédécesseur au volant de sa voiture, le tout dans le bassin d’entraînement par madame Lecerf et madame Cobert, Gaël se demande quelles nouvelles aventures lui réserve ce poste. Sa cousine Nick, à peine remise de ses blessures, prend la direction de l’enquête.

         Je vous interroge en priorité, dit Nick aux deux femmes. Y a-t-il un hangar que tu pourrais me prêter ??? Moi et mon équipe avons besoin de place.

         Je t’accompagne !

Je lui tins solidement le bras pour la conduire. Katia et Sylla nous suivaient.

         Tu es en train de me coller la honte devant toute mon équipe ! vociféra Nick tout bas. Un exploit.

         La moitié de ton équipe te regarde avec admiration, l’autre moitié avec amouuuuuuuur ! Pourquoi as-tu repris le travail si vite ?

         Marre de voir maman retenir ses larmes à chacune de ses visites. Marre d’entendre les explications de papa au sujet du divorce – il a dû lire plein d’ouvrages psys et oublier que je n’avais plus trois ans. Les médecins ont voulu me faire entendre la voix de la raison, j’ai suivi celle de la déraison.

Je laissais Nick poser ses questions, tandis que je mobilisais l’ensemble du secrétariat – soit deux personnes et moi – pour appeler les familles et leur demander de venir chercher leurs louveteaux. Même la mort n’est pas un sujet tabou pour nous, une enquête criminelle n’est pas un spectacle de fin d’année. J’ignorai qu’une réunion improvisée – et privée – se tiendrait peu après dans une des salles de travail.

         Si quelqu’un y est pour quelque chose, qu’il le dise maintenant ! dit monsieur Thierry. En tant plus ancien professeur de l’établissement – 27 années en poste, qu’il pleuve des vampires ou qu’il neige des trolls – il avait pris la liberté de présider la séance.

Un silence franc et massif accueillit cette déclaration.

         Personne ? Personne n’a eu envie de modifier le plan ?

         Le plan n°1 impliquait de ligoter le principal, le bâillonner et le déposer devant le rectorat après que Lucy lui a fait oublier ses souvenirs, rappela Katia. Le plan n°2, moins hasardeux, nécessitait toujours de bonnes cordes, si ce n’est qu’il devait être déposé devant la barrière de son humble demeure. Qui n’a pas été soulagé par la nouvelle de sa fuite ?

Un murmure approbateur unanime lui répondit.

         C’est le deuxième principal qui meurt en peu de temps.

         Qu’insinuez-vous ? Que nous avons tué monsieur Caudebec ?

C’est Sylla Cobert, rouge de colère, qui avait pris la parole. Monsieur Caudebec avait dirigé douze ans le pensionnat, se dévouant à son poste bien au-delà de ce que ses obligations de service nécessitaient. Il était mort dans son sommeil, trois ans avant la retraite.

         Cette remarque est totalement crétine ! poursuivit Sylla. Puis, entre monsieur Caudebec et monsieur Gervois, nous avons eu monsieur Brossard. Il va bien, lui. Il a fait valoir ses droits à la retraite. Son régime à base de siestes prolongées l’a préservé du surmenage.

 Il leur avait même envoyé une carte postale de Nice, où il venait d’acquérir une villa. Il était plus grande souffrance que celle-ci.

         Tu es sûre, Sylla, que ta copine Lucy n’a pas décidé d’agir sans nous attendre ? demanda Frédéric, le professeur de mathématiques.

         Non, et la voix de Sylla claqua comme un coup de fouet. C’est hallucinant la prévention qui existe encore contre les vampires ! Et si un seul argument devait te convaincre, jamais Lucy n’aurait immergé la voiture, elle les aime trop pour en sacrifier une seule.

Frédéric resta pantois devant une telle remarque. Cela tombait bien, certains professeurs, demeurés silencieux jusqu’à cet instant, ne demandaient qu’à se manifester.

         Cet assassinat n’a aucun sens !

         Ah, si ! commenta le professeur de physique chimie, sens nord, nord-ouest. Je m’y connais peu en sacrifice, mais… on ne sait jamais !

<![endif]–>         J’en vois un autre, précisa Sylla. Quelqu’un détestait monsieur Gervois encore plus que nous, et ne s’est pas contenté de vouloir le réduire au silence provisoirement. Après tout, avant sa venue ici, que savions-nous de lui ? Rien. Pas même ce qu’il a bien voulu nous dire puisqu’il est resté silencieux sur son passé.

21 réflexions sur “Les plumes à thème n°9 by Asphodèle

  1. Pingback: LES PLUMES N° 9, les textes pour l’Interdit ! | Les lectures d'Asphodèle, l'écriture et les humeurs…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.