Archive | 20 juillet 2013

L’école des petits vampires, tome 2

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Mon résumé :

Revoilà les élèves du célèbre collège d’ensaignement Comte-Dracula. Et revoilà leur professeur Archibald Dufond-Duchâteau. Il ne souhaite qu’une chose : rencontrer une gentille vampire et avoir pleins de petits vampires, qui, comme chacun le sait, sont apportés par les chauve-souris. Seulement, rien ne se passera comme prévu. Il peut néanmoins compter sur ses élèves, pour le meilleur comme pour le pire.

Avertissement :

Ce sont des vampires. L’histoire est donc parfois un peu sanglante. Ne ratez pas, p. 19, la sangria du tonnerre pour vampire amoureux.

Mon avis :

Divertissant et rafraîchissant – pour qui aime les vampires, comme moi.

Les élèves ne sont pas tellement plus agités que les élèves « ordinaires », ils ont juste des problèmes différents. Ah ! ces couvercles de cercueil qui se coincent et vous empêchent d’arriver à l’heure ! Ah , ces problèmes mathématiques où vous devez calculer le poids global de toutes les pierres tombales du cimetière. Ils sont tout de même des divertissements, comme la confection d’effrayants bonhommes de neige (ou qui se veulent tels).

Et les professeurs ! Pire que les humains : je ne vous parle même pas de leurs problèmes de dents ou de leur douloureuse visite chez le dentiste (encore que… la mutuelle des ensaignants ne rembourse pas très bien, visiblement). Archibald Dufond-Duchâteau est amoureux, et un professeur amoureux, soit il est plus indulgent (si tout va bien) soit il est particulièrement sévère (si la belle Vampirette menace de rompre, car ses défauts sont rédhibitoires). Surtout que c’est un peu la faute des petits vampires si la belle histoire d’amour a tourné au vinaigre…

Comme si une catastrophe ne suffisait, voilà leur adversaire de toujours, Pommodori, qui se met en tête de prouver – et définitivement – leurs existence afin :

– de recueillir beaucoup d’honneur et d’argent.

– de leur planter un pieu dans le coeur à tous, couronnement de ses longues séances d’entraînement sur des tomates.

Quand on connaît ses charmants bambins, on se dit vraiment que ce serait regrettable que leur carrière s’arrête prématurément. Heureusement, ils ne manquent pas de ressources, ni d’alliés. D’honnêtes vampires ne se laisseront pas faire, éviter les contrefaçons.

Toujours enjoué, toujours pleins de trouvailles comiques, ce texte est un vrai bonheur en soi. Les illustrations de l’auteur sont particulièrement réussis.

J’ai gardé ce morceau choisi pour la fin, pour prouver les qualités de ses élèves vampires :

Quant à Philémon, il prend les loups-garous en laisse et les emmène faire leurs besoins afin qu’ils ne dérangent pas les tourtereaux par des hurlements intempestifs.

Les plumes à thème n°9 by Asphodèle

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Mon résumé : le poste de directeur d’un pensionnat de louveteaux n’est pas des plus reposants. Après la découverte de son prédécesseur au volant de sa voiture, le tout dans le bassin d’entraînement par madame Lecerf et madame Cobert, Gaël se demande quelles nouvelles aventures lui réserve ce poste. Sa cousine Nick, à peine remise de ses blessures, prend la direction de l’enquête.

         Je vous interroge en priorité, dit Nick aux deux femmes. Y a-t-il un hangar que tu pourrais me prêter ??? Moi et mon équipe avons besoin de place.

         Je t’accompagne !

Je lui tins solidement le bras pour la conduire. Katia et Sylla nous suivaient.

         Tu es en train de me coller la honte devant toute mon équipe ! vociféra Nick tout bas. Un exploit.

         La moitié de ton équipe te regarde avec admiration, l’autre moitié avec amouuuuuuuur ! Pourquoi as-tu repris le travail si vite ?

         Marre de voir maman retenir ses larmes à chacune de ses visites. Marre d’entendre les explications de papa au sujet du divorce – il a dû lire plein d’ouvrages psys et oublier que je n’avais plus trois ans. Les médecins ont voulu me faire entendre la voix de la raison, j’ai suivi celle de la déraison.

Je laissais Nick poser ses questions, tandis que je mobilisais l’ensemble du secrétariat – soit deux personnes et moi – pour appeler les familles et leur demander de venir chercher leurs louveteaux. Même la mort n’est pas un sujet tabou pour nous, une enquête criminelle n’est pas un spectacle de fin d’année. J’ignorai qu’une réunion improvisée – et privée – se tiendrait peu après dans une des salles de travail.

         Si quelqu’un y est pour quelque chose, qu’il le dise maintenant ! dit monsieur Thierry. En tant plus ancien professeur de l’établissement – 27 années en poste, qu’il pleuve des vampires ou qu’il neige des trolls – il avait pris la liberté de présider la séance.

Un silence franc et massif accueillit cette déclaration.

         Personne ? Personne n’a eu envie de modifier le plan ?

         Le plan n°1 impliquait de ligoter le principal, le bâillonner et le déposer devant le rectorat après que Lucy lui a fait oublier ses souvenirs, rappela Katia. Le plan n°2, moins hasardeux, nécessitait toujours de bonnes cordes, si ce n’est qu’il devait être déposé devant la barrière de son humble demeure. Qui n’a pas été soulagé par la nouvelle de sa fuite ?

Un murmure approbateur unanime lui répondit.

         C’est le deuxième principal qui meurt en peu de temps.

         Qu’insinuez-vous ? Que nous avons tué monsieur Caudebec ?

C’est Sylla Cobert, rouge de colère, qui avait pris la parole. Monsieur Caudebec avait dirigé douze ans le pensionnat, se dévouant à son poste bien au-delà de ce que ses obligations de service nécessitaient. Il était mort dans son sommeil, trois ans avant la retraite.

         Cette remarque est totalement crétine ! poursuivit Sylla. Puis, entre monsieur Caudebec et monsieur Gervois, nous avons eu monsieur Brossard. Il va bien, lui. Il a fait valoir ses droits à la retraite. Son régime à base de siestes prolongées l’a préservé du surmenage.

 Il leur avait même envoyé une carte postale de Nice, où il venait d’acquérir une villa. Il était plus grande souffrance que celle-ci.

         Tu es sûre, Sylla, que ta copine Lucy n’a pas décidé d’agir sans nous attendre ? demanda Frédéric, le professeur de mathématiques.

         Non, et la voix de Sylla claqua comme un coup de fouet. C’est hallucinant la prévention qui existe encore contre les vampires ! Et si un seul argument devait te convaincre, jamais Lucy n’aurait immergé la voiture, elle les aime trop pour en sacrifier une seule.

Frédéric resta pantois devant une telle remarque. Cela tombait bien, certains professeurs, demeurés silencieux jusqu’à cet instant, ne demandaient qu’à se manifester.

         Cet assassinat n’a aucun sens !

         Ah, si ! commenta le professeur de physique chimie, sens nord, nord-ouest. Je m’y connais peu en sacrifice, mais… on ne sait jamais !

<![endif]–>         J’en vois un autre, précisa Sylla. Quelqu’un détestait monsieur Gervois encore plus que nous, et ne s’est pas contenté de vouloir le réduire au silence provisoirement. Après tout, avant sa venue ici, que savions-nous de lui ? Rien. Pas même ce qu’il a bien voulu nous dire puisqu’il est resté silencieux sur son passé.