Archive | 14 juillet 2013

Madame Pamplemousse and her incredible edibles

nrf2910Présentation de l’éditeur (extrait) :

Madame Pamplemousse est l’histoire de Madeleine, forcée de travailler chaque été dans l’immonde restaurant Le Cochon Hurleur de son détestable oncle, Monsieur Lard. Bien qu’elle soit une excellente cuisinière, là-bas, Madeleine a seulement le droit de faire la plonge. Mais un jour elle découvre par hasard le plus merveilleux des magasins : tenu par Madame Pamplemousse, cet endroit paisible, discret, est rempli de mets extraordinaires venus d’un autre monde, salami de Minotaure, bacon de ptérodactyle, etc.

Mon avis :

J’ai lu le troisième tome de cette série en français, je découvre maintenant le premier tome en VO, et elle est tout aussi délicieuse. Je commencerai par vous parler de Camembert, ce charmant chat aux multiples talents, qu’il ne faut surtout pas provoquer – ce ne sont pas les siamois qui vous diront le contraire.

Dans ce conte moderne, nous découvrons Madeleine, une charmante enfant que ses parents délaissent le temps de vacances mémorables chez son oncle, qui la contraint à faire la plonge dans son restaurant. L’enfant est ici à peine plus qu’un paquet que l’on doit déposer quelque part et dont on ne tient surtout pas compte. Bien plus fréquent que l’on ne croit, comme il est fréquent aussi que les enfants effectuent gracieusement des tâches d’adultes avant l’heure.

Monsieur Lard est presque un ogre, qui ne mange pas et cuisine très mal. Incapable de créer, il préfère piller les autres, intimider, terrifier, maintenir tout le monde sous son autorité, que personne n’ose défier. Heureusement, madame Pamplemousse est là, non pour distribuer des potions magiques (encore que…) mais pour révéler les qualités enfouies des protagonistes, comme Madeleine.

Toujours très drôle, ce roman remet la nourriture à sa juste place. A faire lire à certaines rédactrices de journaux féminins qui ne jurent que par la détox ou regardent de très haut les « vieilles recettes qui ne se font plus ». S’il est une morale dans ce texte, elle est qu’il faut toujours cuisiner avec amour – pour les ingrédients et pour ceux qui mangeront ce plat.

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Les confessions de Mr Harrisson

Mon résumé :

Charles revient de Ceylan, avec la ferme intention de s’établir. Il rend visite à son ami Will, médecin, marié et père d’un jeune enfant. Charles lui demande comment il a réussi à épouser une jeune femme aussi délicieuse. Will lui racontera tout.

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Mon avis :

Bienvenue dans l’Angleterre victorienne des petits villages !Dans une société hautement corseté, ce sont pourtant les femmes qui font la pluie et le beau temps. Aux aguets dans leur salon, elles instaurent une nuance subtile entre commérages et ragots. Gare à celui qui ne trouverait pas grâce à leurs yeux ! Mieux encore : gare à celui qui tomberait dans leur filet ! Ces charmantes femmes ne s’intéressent pas au jeune docteur pour elles-mêmes, mais pour une proche. Les jeunes filles à marier sont nombreuses, et les prétendants non.

Will Harrisson, en devenant l’associé de Mr Morgan ne se doutait pas que les apparences et les conventions sont au moins aussi importantes que les compétences dans ce charmant village. Dès son arrivée, Mr Morgan le met en garde : un médecin se doit d’être irréprochable en toutes circonstances, et tant pis pour certaines modes venues tout droit de Londres. Il se doit aussi de sacrifier aux visites, et aux attentions des membres éminents de la communauté.

Comme le récit est rétrospectif, les commentaires du narrateur lui permettent d’attirer notre attention sur certains personnages, comme le pasteur, Mr Hutton ou l’aînée des soeurs Rowlison , qui sont caractérisées avant tout par leur bonté et par l’amour inconditionnel qu’ils vouent aux siens. Cette mise en valeur a toute son importance quand le lecteur découvrira tous les événements qui parcourront la vie de Mr Harrisson.

Mr Harrisson est médecin, ne l’oublions pas, et la mort, la maladie sont son quotidien, en dépit des soins et des remèdes que lui ou son confrère peuvent administrer. Mr Harrisson se montre d’ailleurs à la pointe du progrès, ce qui n’est pas sans susciter de terribles rumeurs. De tout temps, il est toujours des personnes qui se délectent du malheur des autres, de manière à mettre en avant leur propre générosité. Tous les habitants de cette petite ville ne sont pas ainsi, heureusement, et nombreux sont ceux, dont Mr Morgan et Miss Rowlinson l’aînée, tout prêts à reconnaître leur erreur, leur jugement trop hâtif.

Je n’ai garde d’oublier Jack, le joyeux drille, sans qui toute cette histoire – ou presque – n’aurait pu avoir lieu. Je lui souhaite de subir le même sort, c’est à dire de se trouver une charmante épouse. Les candidates restent nombreuses, en dépit de quelques unions inattendues.

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