Archive | 3 juillet 2013

43, rue du vieux cimetière de Kate et Sarah Klise

couv20541511Présentation de l’éditeur :

Ignace Bronchon, auteur grincheux de séries pour enfants, vient s’installer pour l’été dans la vieille demeure victorienne du 43 rue du Vieux Cimetière. Pressé par son éditeur, il espère y terminer le treizième volume de sa série, un véritable défi puisqu’il n’a pas écrit une ligne depuis vingt ans ! Mais Bronchon découvre, furieux, qu’il doit cohabiter avec le fils des propriétaires, le jeune Lester Perrance, son chat Shadow et… le fantôme de l’ancienne propriétaire, Adèle I. Vranstock.

Mon avis :

Réussi, vraiment très réussi !

Les pages se tournent toutes seules, j’avais vraiment envie de savoir comment cette histoire, drôle, cocasse. Il joue avec tous les codes du réalisme pour écrire une histoire totalement déjantée, alors qu’il aurait pu être complètement sinistre.

Ce roman est avant tout un roman épistolaire, et à de rares exceptions près, je ne connais pas plus ennuyeux, de plus artificiel qu’un roman épistolaire.  Ce n’est pas le cas ici, le texte est enlevé, rempli de péripétie. Tout le monde, ou presque, écrit à tout le monde dans ce roman, sauf Les et Adèle (le fantôme) ce qui est un comble ! Même les parents de Les lui écrivent, puisqu’en bons parents qu’ils sont, ils n’ont pas le courage de lui dire en face qu’ils n’assument plus leurs rôles – et ce n’est pas si incroyable que cette situation en a l’air, malheureusement.  Quant à Ignace Bronchon, sa capacité à communiquer par lettres n’a d’égal que son incapacité à écrire et à verbaliser ce qu’il ressent.

Je vous recommande chaudement ce livre et n’ai qu’une hâte : que la bibliothèque acquière les deux tomes suivants.

 

 

L’expert de Trevanian

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Présentation de l’éditeur :

Jonathan Hemlock, le génial alpiniste collectionneur d’art, est de retour. Celui qui trouve les moyens d’assouvir sa passion en exécutant des assassinats pour le compte d’une mystérieuse organisation secrète reprend du service.
Alors qu’il voyage en Angleterre, Hemlock se voit contraint de remplacer un agent des services secrets britanniques assassiné d’une manière atroce et bizarre. Sa mission consiste à récupérer des films compromettant de hauts dignitaires du Royaume. Pour cela il devra exécuter une nouvelle et ultime « sanction ». Sa cible : une figure de l’underworld londonien spécialiste de la débauche et de la torture.

Mon avis :

Ame sensible s’abstenir, ai-je envie de dire. Certaines scènes, certaines évocations sont particulièrement sanglantes, et même si tout n’est pas décrit (encore que… une bonne partie le soit), il faut avoir le coeur bien accroché. Le ton est donné avec la scène d’ouverture. A vous de voir si vous souhaitez poursuivre – ou pas.

Il faut aussi composer avec un héros étonnant – ce qui m’a bien plu, justement, car il ne rentrait pas dans le cadre strict des gentils héros de roman, même d’espionnage. Hemlock est un tueur, un assassin quasi officiel, chargé de se débarrasser des espions qui ont trahi leur camp. Il effectue ses missions sans état d’âme, même si la précédente semble l’avoir éprouvé, puisqu’il a raccroché depuis quatre ans.  Il effectue pourtant ses missions « proprement », contrairement à d’autres personnes que cette affaire l’amène à rencontrer. Prendre plaisir à tuer, et faire durer ce plaisir ne sont pas dans ses goûts, et agir ainsi ne peut qu’entraîner son ire.

L’action se déroule presque toute entière dans le charmant quartier de Saint Martin in the Field, que je connaissais surtout pour son orchestre. Charmant, sauf l’envers du décor. Et si ses adversaires sont capables de tout, Hemlock, lui, se surpasse – être là où on ne l’attendait plus est sa devise, quitte à provoquer quelques chocs salutaires.

C’est à regret que j’ai refermé ce livre. Heureusement, il me reste d’autres romans de Trevanian à découvrir.

 

 

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