Archive | 6 juin 2013

Mortelle guérison de Patricia Rappeneau

mortelle

Merci à Oncle Paul pour le prêt de ce livre.

Présentation de l’éditeur :

Semur en Auxois, fin mai, aux moments des fêtes de la Bague.
La petite ville médiévale bourguignonne est le théâtre d’une étrange cérémonie : l’exhumation de Marie-Louise Perrault, jeune religieuse morte de la grippe espagnole en 1919, corps et mémoire près de cent ans plus tard proposés à béatification.
Appelée a diriger les fouilles, telle ne sera pas la surprise de l’anthropologue judiciaire, Léopoldine Lagrange, devant le cercueil, certes bien conservé mais retrouvé vide, les ossements de la jeune sœur ayant été dérobés par une main mystérieuse qui, dès lors, l’invite à la suivre dans un sordide jeu de piste.

Mon avis :

Saumur en Auxois est une charmante ville de Bourgogne. Si l’Amérique cultive les anthropologues judiciaires, ils ne sont pas légions dans l’Hexagone. Certes, la mission de Léopoldine Lagrange n’avait rien de policière – au départ : assister à l’exhumation d’une jeune religieuse morte de la grippe espagnole, en vue de sa béatification. Une manne pour la ville, précisons-le. Pour ma part, j’aurai volontiers laisser à son repos éternel la jeune fille. Parodiant Marcel Pagnol (voir le film César), vous pourriez me répondre qu’elle est morte et qu’il ne peut rien lui arriver de pire. Le récit qui suit démontre le contraire.

Le récit est solidement construit, le style est soigné, peut-être même un peu trop dans les dialogues qui sont très littéraires.  Les personnages sont intéressants, car ils ne sont pas taillés d’un bloc, mais caractérisés progressivement, dévoilant peu à peu leurs véritables personnalités. Au centre, Léopoldine. Elle a été cabossée par la vie – ses proches aussi – et l’enquête la confronte directement  à son passé. Sa force est sa capacité à encaisser, à prendre à bras le corps les difficultés qui surgissent lors des investigations. Se pencher sur son passé, oui, s’apitoyer inutilement, même si le tueur appuie là où ça fait mal, non.

Nous avons de très bons auteurs de romans policiers en France, n’hésitez pas à découvrir Patricia Rappeneau.