Archive | 31 mai 2013

Week end à mille

weekendamille

J’ai appris hier grâce au blog d’Arieste l’existence du challenge week-end à mille, initié par Lili bouquine. Il consiste à lire mille pages ce week-end du vendredi 19h à dimanche 00h.

Mon week-end sera certes agité – en cause une certaine union féline et mes éternelles copies – je me lance dans ce défi, sans vraiment me prendre au sérieux.

22 h 00 : J’ai lu royalement 52 pages d’un Noël à River Falls (score très brillant). Après diverses activités, je retourne lire.

9 h 04 : j’ai lu 252 pages.

samedi, 22 heures : je n’ai lu que 150 pages de plus à la journée. J’en suis donc à 402 pages lues.

dimanche, 12 h 12 : j’ai lu ce matin La mort d’un lac d’Arthur Upfield, soit 282 pages de mieux. J’en suis donc à 684 pages.

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Dimanche, 16 h 56 : j’ai lu cet après-midi Mort au printemps de Madgalen Nabb soit 210 pages. J’en suis donc à 894 pages lues.

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Dimanche 2 juin, 19 h 08 : j’ai lu 112 pages d’Agent 6 (oui, je sais, je suis très en retard sur ma chronique). J’ai donc lu 1006 pages. Le défi est donc réussi.

Love & pop de Ryû Murakami

Love

Présentation de l’éditeur :

Love & Pop aborde une forme de prostitution propre au Japon, dont Murakami avait déjà fait le sujet troublant de son film Tokyo Decadence. Par l’intermédiaire de messageries téléphoniques, de jeunes lycéennes acceptent des rendez-vous avec des inconnus pour pouvoir s’acheter des produits de marque. Le roman raconte la journée d’une jeune fille qui, désirant absolument s’offrir une topaze impériale, accepte coup sur coup deux rendez-vous avec des hommes. Mais les rencontres ne vont pas se passer comme elle l’avait prévu.

écrivains challenge Ecrivains japonais chez Adalana

Mon avis :

(Soupir). Vous vous dites, cela commence bien. Je confirme (re-soupir).
L’avantage certain est que ce livre se lit vite. L’inconvénient, c’est qu’il met très mal à l’aise, notamment entre les pages 174 à 203.
Pour quelles raisons ? Ilne s’agit nullement de jouer les prudes, et je trouve intéressant le sujet choisi, à savoir la prostitution étudiante, non pour survivre, mais pour se payer les derniers articles de luxe à la mode. La littérature n’a rien à voir avec la moralité, je suis bien d’accord avec l’auteur, seulement ces vingt-quatre heures dans la vie de quatre jeunes femmes n’a rien d’émouvant ou de prenant. Nous touchons très rapidement au sordide, car elles sont prêtes à accepter n’importer quel rendez-vous et à aller jusqu’au bout (je ne vous ferai pas un dessin, l’auteur s’en charge très bien) pour obtenir un bien immédiatement, sans même savoir s’il leur fera encore envie demain. Impossibilité de se projeter dans l’avenir ? Non, car elles sont conscientes des difficultés qui peuvent surgir, elles veulent simplement ne pas y penser – surtout pas.  Ne penser à rien semble être leur mot d’ordre, y compris quand le pire arrive. Ce qui est préoccupant est que cette pratique paraît ne pas être nouvelle, et que personne ne trouve réellement à redire qu’on puisse se vendre, à un homme ou à une femme. De quoi bondir ? Oui.

De manière à créer un effet de réel, des bribes de messages téléphoniques, des extraits d’émission de radio, des chansons sont insérées dans le texte. Cette volonté d’innover, de plonger le lecteur dans le contexte socio-culturelle n’est pas inintéressante mais elle trouble la ligne narrative, parfois sur des chapitres entiers.

Pour conclure sur une note positive, un personnage a retenu toute mon attention : Primavera. Un charmant chaton bleu russe.

destin