Grand maître de Jim Harrisson

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Quatrième de couverture :
Sur le point de prendre sa retraite au terme d’une longue carrière dans la police du Michigan, l’inspecteur Sunderson enquête sur une secte hédoniste qui a pris ses quartiers à quelques kilomètres de chez lui. Simple hurluberlu inoffensif au premier abord, le gourou se fait appeler Grand Maître. Au fil de leurs recherches, Sunderson et son improbable acolyte de seize ans, Mona, découvrent un personnage bien plus sinistre qu’il n’y paraît.
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Mon avis :

Ce n’était peut-être pas la meilleure idée de commencer par le tout dernier livre de cet auteur, car je n’aurai nécessairement pas le même point de vue que les fans de la première heure. Est-ce grave ? Non, cela l’aurait été si je n’avais pas aimé ce livre, et ce n’est pas le cas.

Je n’irai pas jusqu’à dire « âme sensible s’abstenir », néanmoins certaines scènes sont relativement crues, et abordent sans fard le désir et la sexualité, entre adultes consentants.  Bien que Mona ait 16 ans, je dirai qu’elle l’est, puisqu’elle est parfaitement consciente de ce qu’elle fait et de l’émoi qu’elle provoque.

Ce n’est pas le cas, malheureusement, des victimes du grand maître, et d’autres victimes encore, qui sont évoquées dans ce roman. Simon Sunderson ne cache pas son empathie envers les victimes et s’interroge sur la manière dont on peut se reconstruire, après, et vivre malgré tout. Il a beau être à la retraite, il s’est juré de mettre fin aux agissements de ce grand maître, qui l’entraînera du Michigan au Nébraska, après un séjour mémorable et douloureux dans l’Arizona. Sunderson n’a plus vingt ans, et il paie largement de sa personne, au grand dam de son ex-femme, de ses sœurs, et de sa mère. Lui-même est loin d’être dupe, et sait fort bien que cette ultime enquête n’est qu’un moyen de retarder l’inéluctable mise à l’écart, le vieillissement, la solitude, lui qui est divorcé et loin de sa famille. Simon (qui déteste son prénom), se penche sur son passé, son enfance, les liens qui continuent de l’unir aux siens – et aussi sur les liens bien particuliers qui unissent certaines personnes rencontrées lors de son périple. Simon n’a pas envie d’être tabassé à mort, et je le comprend.

Grand maître, faux roman noir, vrai réflexion sur le temps qui passe.

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15 réflexions sur “Grand maître de Jim Harrisson

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