Heartburn de NOra Ephron

heartburnPrésentation de l’éditeur :

Du jour où la célèbre chroniqueuse culinaire, Rachel, alors enceinte de sept mois, découvre que son mari Mark, illustrissime éditorialiste politique à Washington, a une liaison avec Thelma, la femme du sous-secrétaire d’État aux Affaires du Moyen-Orient, «une grande bringue avec un cou de la longueur du bras, un nez de la taille du pouce, des jambes interminables, sans parler de ses pieds, qui sont un peu en canard», sa colère et sa douleur ne connaissent pas de bornes. Une blessure que Rachel nous livre encore toute fraîche, avec la ferme volonté de comprendre et de survivre.

littérature cinéma

Mon avis :

Je ne connais pas Nora Ephron cinéaste. En revanche, je puis vous dire que j’apprécie beaucoup Nora Ephron romancière. Drôle, vive, pétulante, elle a su transformer ce que d’autres auraient transcrit en un mélodrame achevé en une comédie ébouriffante. C’est d’autant plus flagrant que l’histoire est autobiographique. Non seulement elle en a tiré ce livre, mais ce livre est devenu un film, réalisé par Mike Nicholls, avec Meryl Sreeep et Jack Nicholson.

Rachel est jalouse, oui, et c’est presque par accident qu’elle a découvert l’infidélité de son mari. Elle trouve alors refuge dans la cuisine, t dans la plus simple expression de celle-ci : le bonheur de manger le meilleur, même si ce plat paraît très simple. Je vous laisse lire sa « conception » de la purée de pomme de terre, avec beaucoup de beurre, ou son point de vue sur l’écriture des recettes de cuisine : A mon avis, les professionnels de la gastronomie emploient beaucoup trop d’adjectifs. Je déteste les adjectifs. Je déteste également les comparaisons et les métaphores, je suis incapables d’en écrire, je n’ai jamais pu. Celui qui veut écrire sur la cuisine ferait bien d’oublier les comparaisons et les métaphores car si vous n’y prenez garde, des expressions du style « léger comme une plume » se glissent dans vos phrases et avec des phrases comme celle-là, où va-t-on, je vous le demande ?

Il n’est pas question que de cuisine, dans cette écriture vengeresse – et la rivale en prend pour son grade. Il est aussi question d’amour, de mariage, d’enfants, de coup de folie aussi. Il est question de la difficulté de vivre à Washington quand on est new yorkaise – New York est fait pour les brunes, Washington pour les blondes dit la narratrice. Elle vit de plus le dilemme de voir sa vie, celle de ses proches, transformés en article de journal, ou encore de devoir s’intéresser aux changements dans les cabinets ministériels alors qu’elle n’y comprend strictement rien !

Alors entre deux élaborations de recettes, elle prend conseil non auprès de ses parents (mort ou fou), ou de son ex meilleure amie devenue pire ennemie, mais de ses proches ou de son groupe de thérapie, avec lequel elle vivra des événements rocambolesques. Bien sûr, le conseil le plus souvent donné est tristement banal, surtout en ce début des années 80 où la femme se doit encore de fermer les yeux sur certains travers de son mari. Rachel respectera-t-elle les normes établies ? A vous de lire ou de voir.

50

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10 réflexions sur “Heartburn de NOra Ephron

    • Non, il était dans la pile des nouveautés chez mon bouquiniste préféré. J’ai feuilleté, j’ai aimé, et en plus, il me permet de valider l’état de Washington DC pour le 50 états/50 billets !
      Les recettes dedans sont sympas !

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