Archive | 19 avril 2013

L’enchanteur des sables de Michel Honaker

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Quatrième de couverture :

Un meurtre inexplicable a eu lieu dans le sous-sol d’un studio de télévision. Graymes, alias le Chasseur Noir, est chargé d’enquêter. Souvenirs du passé, ensorcellements et créatures étranges rythment cette traque acharnée entre le Chasseur Noir et le meurtrier.

Merci à Asphodèle pour ce cadeau. Je l’ai reçu pour mon anniversaire, lu presque aussitôt. J’ai pris mon temps pour le chroniquer.

Mon avis :

Je serai brève (si, si, j’en suis capable). Ce troisième tome est à la hauteur des précédents, et conclut cette trilogie de manière logique. Dire que l’enquête est facile serait faux, de même que prétendre que la volonté du Chasseur noir d’aller jusqu’au bout de son enquête plaît à tout le monde. Graymes est au-dessus des règles – y compris celles non écrites de son clan – parce que son fardeau est bien plus grand que celui des autres. Il aurait même pu accroître son poids après ce qu’il a fait dans ce troisième tome, mais non. Appliquer la justice, oui. Se morfondre à cause de ceux qui ont trahi, non.

La paix et la tranquilité sont-elles revenues à New York ? Non, pas totalement. Les puissances ténébreuses sont juste apaisées pour un temps.

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Les rues de Barcelone de Francisco Gonzalez Ledesma

rues de Barceloneédition Folio – 336 pages.

Quatrième de couverture :

Barcelone. L’assassinat d’une secrétaire de direction dévorée d’ambition provoque bien des remous. Trois hommes vont entreprendre d’en élucider le mystère : un avocat, un journaliste et le vieil inspecteur Méndez. Rares sont, dans la littérature policière, les personnages de son acabit : malpropre, disgracieux, vulgaire, toujours prompt au sarcasme, il incarne pourtant aussi l’âme de la vieille cité. L’intrigue, conduite de main de maître, est prétexte à découvrir l’envers de cette ville aux plaies mal refermées. Oui, Barcelone est ici l’héroïne véritable : protéiforme, elle tisse sa toile vénéneuse où viennent s’engluer des êtres en transit. Et cette ballade féroce et drôle pour une ville d’exception figure au rang des chefs-d’œuvre du roman noir espagnol.
Mon avis :
Autant vous le dire tout de suit,e mon avis sur ce roman est mitigé.
L’inspecteur Mendez a beau être le héros de sept romans de Francisco Gonzalez Ledesma, il n’apparaît que fort peu dans ce roman (au bout du premier tiers), laissant la place à d’autres protagonistes, journalistes, avocats, hommes ou femmes d’affaires.  Certes, quand il se décide à enquêter, il est relativement efficace, cependant ses méthodes ne sont pas très conventionnelles, et les résultats qu’il obtient ne recueillent pas vraiment les suffrages de ses supérieurs.
La faute à qui ? Nous sommes dans la ville de Barcelone, en pleine mutation – et pourtant, les jeux olympiques n’ont pas encore laissé leur empreinte sur la ville. Nus sommes de plus en pleine période électorale, avec quelques magouilles à la clé, pour permettre quelques élections bien profitables – autant dire que pour la justice, vous repasserez, même si la victime est une jeune femme tout juste majeure, ou une ambitieuse secrétaire.
Il faut dire que la vision donnée des femmes est tout sauf positive. Les femmes mariées sont les images de la réussite de leur conjoint – ou de leur échec. Les mères sont singulièrement absentes. Les jeunes femmes ne pensent qu’à leur intérêt, quant aux jeunes filles, elles n’ont de jeunes que le nom. Même le cliché de la prostituée au grand coeur a bon dos. A croire que la seule vraie femme qui traverse le récit est Alma, travestie généreuse et honnête. J’excepte Libertad, qui traverse le roman tel un fantôme lucide, errant à la recherche de ses souvenirs d’enfance dans le quartier le plus populaire de Barcelone.
J’ai commencé un second roman de Francisco Gonzalez Ledesma qui pour l’instant me plaît mieux. Je vous donnerai mon avis sur La dame du Cachemire dès que je l’aurai terminé.
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Mon avis